Young Thug – «Prêt à faire passer la frontière aux Africains d'Ukraine»
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Young Thug«Prêt à faire passer la frontière aux Africains d'Ukraine»

Le rappeur Young Thug souhaite se mobiliser pour venir en aide aux personnes d'origine africaine qui veulent quitter l'Ukraine. Derrière cette initiative, des accusations de racisme visant l'Ukraine et la Pologne.

par
Thomas Holzer
Le rappeur Young Thug veut aider les Africains bloqués en Ukraine.

Le rappeur Young Thug veut aider les Africains bloqués en Ukraine.

Signe de l'émoi à travers le monde suite au déclenchement de la guerre en Ukraine, même les rappeurs américains s'y intéressent. Peu enclins à évoquer les drames qui dépassent les frontières américaines, les stars du hip-hop actuel ont été nombreuses à partager leur soutien aux civils victimes de la guerre. Parmi elles, l'artiste d'Atlanta Young Thug, qui se veut avant tout solidaire des Africains présents sur place.

«Si mes frères du milieu du rap veulent m'accompagner, je suis prêt à aider les Africains à passer la frontière, mais je ne pense pas qu'ils nous laisseront», a-t-il écrit sur Instagram, invitant les personnes qui ont des informations «à le contacter au plus vite».

Cette initiative arrive sur fond d'accusations de racisme concernant les réfugiés d'Ukraine. Le rappeur Denzel Curry, en concert au Luxembourg le 12 mai prochain s'est ému de cette situation: «On dirait que peu importe l'endroit du monde, quand tu es une personne de couleur, tu es traité de manière injuste et dégradante», a-t-il déploré sur Instagram.

Les autorités ukrainiennes et polonaises ont été accusées de discriminer les Africains qui veulent quitter le pays en guerre. Le Nigéria a notamment accusé la police «de ne pas laisser les Nigérians monter dans les bus et les trains». Plusieurs vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux.

Des accusations similaires sont venues d'Afrique du Sud où un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a dénoncé les mauvais traitements subis par certains étudiants originaires du pays d'Afrique australe.

Dans la presse britannique, un homme raconte que lui et sa famille, ainsi que d'autres réfugiés noirs, ont dû quitter un bus à la frontière polonaise: «Pas de noirs», lui auraient dit les gardes-frontières. Des accusations graves, démenties par la Pologne et l'Ukraine, mais qui ont alerté plusieurs députés européens.

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