Procès Air France – Prison avec sursis requise pour la chemise arrachée

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Procès Air FrancePrison avec sursis requise pour la chemise arrachée

De deux à quatre mois de prison avec sursis ont été requis, mercredi, contre cinq salariés d'Air France jugés devant le tribunal correctionnel de Bobigny.

Xavier Broseta, le DRH d'Air France à l'époque, avait dû fuir sous les huées et torse nu.

Xavier Broseta, le DRH d'Air France à l'époque, avait dû fuir sous les huées et torse nu.

AFP

Les cinq salariés d'Air France sont jugés pour l'épisode de la «chemise arrachée» du DRH de la compagnie aérienne. Une peine de 2 à 4 mois a été requise. Le parquet a requis 1 000 euros d'amende contre les dix autres prévenus, poursuivis pour des «dégradations» lors de la manifestation du 5 octobre 2015 devant le siège d'Air France à Roissy, qui avait dégénéré et dont les images avaient fait le tour du monde.

Pris à partie ce jour-là, Xavier Broseta, DRH d'Air France à l'époque, et Pierre Plissonnier, responsable de l'activité long-courrier, avaient dû fuir sous les huées, torse nu pour le premier, la chemise en lambeaux pour le second. «Ce n'était pas une opération syndicale» mais une «opération de casseurs puis de voyous», a déclaré le procureur Philippe Bourion, reprenant à son compte les termes employés le 6 octobre, par le Premier ministre Manuel Valls, pour qualifier les militants syndicaux ayant pris part à ces incidents.

Bien qu'il ait assuré avoir pris en compte le «contexte» de ces incidents, survenus après l'annonce de la suppression envisagée de 2 900 emplois, le procureur a estimé que les prévenus avaient bien commis les infractions qui leur étaient reprochées, en l'occurrence d'avoir fracturé le portail d'accès au siège d'Air France et pris part aux violences dont deux cadres dirigeants avaient été victimes.

(L'essentiel/AFP)

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