Réactions à chaud – Qu'en pensent les députés?

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Réactions à chaudQu'en pensent les députés?

LUXEMBOURG - Alex Bodry, Claude Meisch, Lucien Lux, Félix Braz et Juncker lui-même: qu'ont-ils à dire sur la tournure des évènements? Retrouvez leurs réactions sur «L'essentiel Online».

Pour vous, L'essentiel compile les réactions des hommes politiques après 8h de débats à la Chambre:

Alex Bodry (LSAP):
«Il a tiré les conclusions qui s'imposaient après les prises de position des différents groupes parlementaires. C'est la suite logique. On va pouvoir retrouver de la sérénité. De telles affaires ne pouvaient pas rester sans suite».

Claude Meisch (DP):
«Ce sera un nouveau départ pour le Luxembourg. C'était le dernier moment pour faire bouger les choses et il le fallait. Il y aura toujours un gouvernement il est bon d'avoir encore des décideurs par les temps qui courent. J'espère que la campagne apaisera le débat politique et qu'on parlera des autres problèmes».

Jean-Claude Juncker (CSV):
«Je suis surpris que les explications que j'ai données aujourd'hui n'aient eu aucun impact sur les parlementaires».

Luc Frieden (CSV):
«Je suis prêt pour discuter des problème sociaux et économiques du pays. Des élections, c'est normal dans une démocratie et je suis heureux que le peuple puisse juger sur des projets et des compétences. Je serai candidat et nous serons unis derrière Jean-Claude Juncker. Repartir maintenant nous permettra de disposer d'un programme pour les cinq ans à venir pour gérer le pays. Il appartient au Grand-Duc de choisir une date pour les nouvelles élections».

Félix Braz (Déi Gréng):
«C'est la bonne décision qu'a prise le Premier ministre. Il a fini par arriver à la seule décision qui s'imposait: présenter sa démission et celle du gouvernement. J'ai le sentiment quand même que Jean-Claude Juncker et le CSV ont mal évalué la gravité de la situation. Je pense que la perception qu'ont les électeurs de Jean-Claude Juncker devrait fatalement évoluer après cet épisode du SREL».

Jean Asselborn (LSAP):
«C'est la conséquence qu'il fallait attendre. On ne peut pas seulement se défausser sans arrêt des erreurs que l'on fait. Je crois que le fait de convoquer le gouvernement jeudi matin et de remettre la démission du gouvernement au Grand-Duc est un geste fort de la part de Jean-Claude Juncker».

Claude Wiseler (CSV):
«Je ne pense pas que ce soit une bonne chose dans un contexte de crise. Mais ce rendez-vous avec les électeurs ne nous fait pas peur. Jean-Claude Juncker sera à notre tête. Cela n'est pas une question, pour moi. J'ai une absolue confiance en lui».

Gast Gibéryen (ADR):
«Je suis surpris que le CSV ait cru jusqu'au bout pouvoir changer les choses. C'est la meilleure décision pour le Luxembourg. On gagne plusieurs mois d'octobre à mai au cours desquels le gouvernement n'aurait pas pu prendre de décisions».

Serge Urbany (Déi Lénk):
«D'un côté, ça m'inspire le dégoût, mais je crois que finalement, le principe parlementaire a eu raison du principe monarchique qu'avait instauré M. Juncker. Maintenant, il faut aussi remettre en question le principe du SREL. On se demande de qui il protège la sécurité?».

(Patrick Théry/ Jérôme Wiss)

Interview avec Lucien Lux, chef de fraction LSAP:

«Le Premier ministre a manqué l'occasion de faire un geste fort, cet après-midi, en refusant de reconnaître sa responsabilité».

Qui sera tête de liste chez les socialistes?

«Pour l'instant, il n'y a qu'un seul candidat comme tête de liste, c'est Jean Asselborn. Les autres sont libres de se déclarer. Quant à Étienne Schneider, je suis convaincu qu'il jouera un grand rôle dans le renouveau du LSAP au Centre».

Quelle coalition?

«Avant de parler de s'allier avec les uns ou les autres, laissons l'occasion aux électeurs de s'exprimer. Il sera temps de voir à ce moment-là».

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