«Junk food» – Quand la malbouffe se met à la gastronomie
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«Junk food»Quand la malbouffe se met à la gastronomie

Des restaurateurs ont choisi de transformer certains classiques de la malbouffe en des plats de qualité supérieure.

La «junk food» peut aussi être préparée avec des produits de grande qualité.

La «junk food» peut aussi être préparée avec des produits de grande qualité.

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Hamburger, kebab, sandwich ou fish&chips, vous avez dit malbouffe? Pas toujours vrai, car la «junk food» peut aussi être préparée avec des produits de grande qualité. Trente minutes d'attente pour un kebab. On repère dans la file aussi bien des hommes en cravate, à l'allure de banquiers, que des jeunes branchés. «Nous avons ouvert à une période qu'on pensait difficile, en plein juillet. Le succès nous a surpris», explique Jérôme Copentipy, le gérant de «Grillé», qui propose exclusivement des kebabs, dans le IIe arrondissement, à Paris.

Mais pas n'importe quels kebabs. La viande, du veau de lait, est celle du fameux boucher Hugo Desnoyer. Les tomates sont des green zebra, vertes et acidulées, du Lot-et-Garonne. La marinade est composée de romarin, d'ail rose et même d'une touche de saké. Le pain est fait maison, avec de la farine d'épeautre bio. Le tout pour 8,50 euros, auxquels il faut ajouter 3 euros pour des frites maison. «On a tous le souvenir d'un kebab à 4 h. Mais le kebab avait mauvaise réputation, avec beaucoup de surgelé et parfois de la dinde de mauvaise qualité. C'était donc un plaisir coupable alors que maintenant, on peut se l'autoriser joyeusement», vante Jérôme Copentipy.

Des frites anglaises

Les deux Britanniques Michael Greenwold et James Whelan ont eux voulu retrouver le goût des fish&chips, du poisson frit servi avec des frites, de leur enfance. Ils ont ouvert en juillet à Paris, près du canal Saint-Martin, «The Sunken Chip», qui ne désemplit pas. «Tout notre poisson vient du Finistère. Tout est pêché à la ligne ou sur un petit bateau», explique James. Pour 14 euros, on peut avoir du merlu frais, du lieu ou des nuggets avec de la joue de lotte.

Comme il se doit, le poisson est servi avec des «frites anglaises» et de la purée de petits pois. Les oignons marinent «pendant cinq semaines, selon une ancienne recette». Un ancien candidat de «Top Chef», Brice Morvent, est maintenant très connu pour son hamburger, qu'il sert à Paris, sur le marché Saint-Martin. «La génération des 20-40 ans, nous sommes nés avec la junk-food. Nous avons ce goût, même si nous savons que c'est mauvais», dit-il pour conclure.

(L'essentiel Online/AFP)

Le Double Cheese, la bonne affaire

Bonne nouvelle pour les fans du Double Cheese. Ceux-ci pourront au moins se targuer de faire des économies en dégustant leur hamburger favori. Selon un article du Thetimes.co.uk, il posséderait le meilleur rapport qualité nutritive et prix au monde. Stephen Dubner, économiste et journaliste américain, l'explique ainsi: «Le Double Cheese apporte 390 calories, 23 grammes de protéines, soit la moitié de la dose quotidienne, 7 % des fibres quotidiennes, 19 grammes de graisses et 20 % du calcium journalier, le tout pour un prix de moins de 2 dollars (1,50 euro)».

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