Vols pas cher – Quand le low cost débarquait au Luxembourg

Publié

Vols pas cherQuand le low cost débarquait au Luxembourg

LUXEMBOURG - Une compagnie islandaise a lancé les vols à bas coût plusieurs décennies avant l’arrivée de Ryanair. Retour sur l’âge d’or de l’aviation au Luxembourg.

En opérant depuis le Findel à partir de cet automne, Ryanair ne sera pas un pionnier de l’aviation à bas coût au Luxembourg mais renouera avec une époque assez lointaine. La primeur est revenue à la compagnie islandaise Loftleidir, entre-temps devenue Icelandair, qui a opéré des vols pas cher entre les années 1950 et 1990. Elle desservait New York, puis Chicago et Orlando, à partir de 200 dollars quand ses concurrents demandaient le double.

Ces lignes ont été beaucoup utilisées par les étudiants américains et Loftleidir a rapidement décroché une réputation de «Hippie-Airlines». À cause des retards fréquents, le voyage entre le Findel et le continent américain, avec escale à Reykjavik, pouvait durer plus de 20 heures.

Loftleidir n’était pas la seule compagnie à traverser l’atlantique au départ du Findel. Pour une clientèle plus huppée, Air Bahama proposait dans les années 1970 des vols vers Nassau, aux Bahamas, et Caribbean Airways vers les Barbades. «C’était une période très excitante», se souvient Martine Linster, ancienne salariée d’Air Bahama au Findel.

Terminé dans les années 1990

L’ancien aéroport de Luxembourg, en service jusqu’en 1975, ressemblait plus à une gare de campagne qu’à un hub international. Mais de nombreux voyageurs et des hommes d’affaires se retrouvaient dans cette aérogare.

La Grande-Duchesse Charlotte avait alors voyagé avec Air Bahama. «Une femme très polie, attentionnée et pas compliquée», selon Georgette Kohn-Frisch, ancienne hôtesse de la compagnie. Seul bémol, elle avait enfumé la cabine en fumant continuellement «pendant les 11 heures de vol».

Toutes ces offres ont disparu dans les années 1990. Icelandair a arrêté d’opérer au Luxembourg, après plusieurs années de pertes financières. Air Bahama avait alors quitté le pays depuis longtemps. Depuis, le Findel a de nouveau le vent en poupe et des discussions existent sur l’ouverture d’une ligne transatlantique.

(Jörg Tschürtz/L'essentiel)

Ton opinion