Quand Poutine verse dans la critique d'art

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Quand Poutine verse dans la critique d'art

Pour avoir reçu une remarque du Premier ministre russe, qui trouvait qu'une épée ressemblait à un canif, un artiste russe s'est engagé à rectifier la toile, peinte en 1972.

"L'épée est un peu courte, on dirait un canif dans cette main, comme si on lui coupait du saucisson", a lancé Vladimir Poutine au sujet du tableau "Les princes Oleg et Igor", alors qu'il visitait mercredi la galerie d'Ilia Glazounov, le jour de son anniversaire.

"Vous avez raison", lui répond l'artiste de 79 ans, qui est le recteur de l'Académie russe de peinture, décoré de l'ordre "Artiste populaire de l'URSS" et de la "Médaille d'or Picasso" de l'UNESCO. "Bien, je vais changer (l'épée), vous avez l'oeil", poursuit le peintre, à qui le Premier ministre russe rétorque: "Je fais attention aux détails".

L'ex-président russe s'est aussi offusqué du fait que M. Glazounov ait peint le dictateur soviétique Joseph Staline et son ennemi juré, le révolutionnaire Léon Trotski, assis côte-à-côte, mais le peintre n'a pas promis de repeindre cette toile.

lessentiel.lu avec AFP

Vladimir Poutine n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la peinture. En janvier, son tableau "Ouzor" ("Broderie") avait été vendu aux enchères pour 37 millions de roubles (860 000 euros) destinés à des oeuvres de bienfaisance. Cette oeuvre à dominante bleue, qu'il aurait peinte en un quart d'heure, représente une fenêtre de la maison d'un village, décorée par une serviette bordée ukrainienne.

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