Au Luxembourg – Quasiment une violation de données par jour

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Au LuxembourgQuasiment une violation de données par jour

LUXEMBOURG - Les domaines concernant la protection de vos données personnelles sont de plus en plus vastes. Les enquêtes et réclamations ont augmenté en 2019.

De plus en plus de personnes au Luxembourg estiment qu’il y a eu une violation de la loi ou une entrave à l’exercice de leurs droits.

De plus en plus de personnes au Luxembourg estiment qu’il y a eu une violation de la loi ou une entrave à l’exercice de leurs droits.

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Sans atteindre le «pic» de demandes de l'année 2018, le nombre de sollicitations de la Commission nationale pour la protection des données (CNPD) est resté élevé en 2019. «708 demandes de renseignement par écrit», apprend-on dans le rapport d'activités dévoilé jeudi. Le nombre de réclamations a, lui, «augmenté considérablement de 450 en 2018 à 625 en 2019». De plus en plus de personnes estimant qu’il y a eu une violation de la loi ou une entrave à l’exercice de leurs droits. «Les sollicitations sont devenues plus spécifiques, démontrant une plus grande sensibilisation des acteurs», développe la CNPD.

Les domaines de la vidéosurveillance et de la géolocalisation sont particulièrement dans le viseur. La CNPD indique d'ailleurs que 33 enquêtes de terrain ont été menées au Luxembourg l'an passé, contre 12 en 2018. Pour continuer sur les chiffres, 354 violations de données ont été notifiées à la CNPD en 2019, pratiquement une par jour, donc. «La principale cause restait l’erreur humaine», relativise l'organisme, dans son rapport.

La CNPD a également pris part aux évolutions législatives du pays, intervenant notamment sur le fichier central de la police grand-ducale, la vidéosurveillance des espaces et lieux publics, les annuaires d'identification des patients et des prestataires ou encore les modalités et conditions de mise en place du dossier de soins partagé. Les conséquences du Brexit en matière de transferts internationaux de données, les campagnes électorales, le secteur financier ou même l'usage des «dashcams» ont également alimenté les dossiers et échanges en 2019.

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

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