Retrait du gouvernement – Que va-t-il se passer désormais?
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Retrait du gouvernementQue va-t-il se passer désormais?

LUXEMBOURG - L'annonce, mercredi soir, de la démission du gouvernement, oblige à la tenue de nouvelles élections en octobre. Voici les principales étapes prévues par la Constitution.

La démission du gouvernement annoncée mercredi soir par Jean-Claude Juncker, devant la Chambre, est un cas de figure rare dans la vie politique luxembourgeoise. Le dernier cas remonte à 1968, date à laquelle la coalition CSV-LSAP, dirigée par Pierre Werner et Henry Cravatte, a été dissoute. Toutefois, la situation présentée mercredi est inédite dans le sens où le CSV, parti majoritaire avec 26 sièges, s'est retrouvé sans possibilité de trouver un nouveau partenaire de coalition après la décision du LSAP de faire tomber le gouvernement et le refus du DP et de Déi Gréng de soutenir le Premier ministre.

La Constitution du Grand-Duché ne prévoyant pas la vacance du pouvoir, voici ce que devrait être la démarche suivie par la classe politique pour permettre aux institutions de fonctionner. Ce jeudi, Jean-Claude Juncker rencontre le Grand-Duc pour officiellement remettre la démission du gouvernement, en vertu de l'article 74 de la Constitution. Un acte qui ne deviendra officiel qu'à partir du moment où le Grand-Duc signera l'arrêté grand-ducal signifiant la tenue de nouvelles élections. Un retour aux urnes prévu trois mois après la date à laquelle le chef de l'État aura signé.

Les listes électorales des différents partis devront pour leur part être closes, au plus tard, 60 jours avant la date prévue des élections. Au maximum, 23 candidats devront être présentés aux électeurs dans la circonscription du Sud, 21 dans le Centre, 9 dans le Nord et 7 dans l'Est. Les électeurs, de leur côté, devront être convoqués pour ces futures élections au plus tard le 15 octobre pour qu'ils puissent se rendre aux urnes entre 8h et 14h, le dimanche 20 octobre 2013.

(Jmh/L'essentiel Online)

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