Accueil au Luxembourg – Quel avenir familial pour les réfugiés mineurs?
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Accueil au LuxembourgQuel avenir familial pour les réfugiés mineurs?

LUXEMBOURG - Un groupe de travail doit se pencher, dès ce mois-ci, sur le statut des familles d'accueil dans le contexte de la prise en charge de réfugiés mineurs sans famille.

La députée Françoise Hetto-Gaasch s'inquiète de la situation des jeunes réfugiés qui se déplacent seuls vers des pays où ils n'ont aucun lien familial.

La députée Françoise Hetto-Gaasch s'inquiète de la situation des jeunes réfugiés qui se déplacent seuls vers des pays où ils n'ont aucun lien familial.

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Quelles solutions familiales à long terme s'offrent aux réfugiés mineurs arrivés seuls au Luxembourg?, s'interroge la députée CSV, Françoise Hetto. Pour pouvoir être déclarés adoptables, le principe de subsidiarité doit être garanti. Les parents ou des membres de la famille de l'enfant doivent pouvoir être localisés et identifiés afin de s'assurer qu'une réintégration dans cette famille de naissance n'est plus possible. Or, bien souvent, ces recherches sont extrêmement difficiles à mener pour ces enfants réfugiés.

Autre option qui s'offrent à eux: la famille d'accueil. Or, comme le note Françoise Hetto, «il n'existe à l'heure actuelle aucun statut pour les familles d'accueil» au Luxembourg. Dans une réponse parlementaire, le ministre de l'Enfance et de la Jeunesse, Claude Meisch, confirme cette problématique. Un groupe de travail a donc été mis en place à ce sujet, a indiqué le ministre. Il examinera, dès ce mois de janvier, la situation des familles d'accueil en vue de «formuler des propositions permettant de résoudre les problèmes constatés».

Toutefois, précise Claude Meisch, d'autres structures d'accueil existent déjà au Luxembourg. Les enfants non accompagnés accueillis dans notre pays peuvent notamment être placés dans un centre d'accueil ou dans un foyer pour enfants non accompagnés, qui a été créé à Troisvierges avec une capacité de 11 lits.

(jd/L'essentiel)

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