Réforme fiscale – Quelles nouvelles règles pour les frontaliers?

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Réforme fiscaleQuelles nouvelles règles pour les frontaliers?

LUXEMBOURG - Les travailleurs frontaliers mariés pourront bénéficier, en 2018, d'un seuil financier supplémentaire de 13 000 euros par an pour conserver l'imposition en classe 2.

Le contribuable pourra en plus percevoir 13 000 euros par an dans son pays de résidence qui ne seront pas soumis à imposition.

Le contribuable pourra en plus percevoir 13 000 euros par an dans son pays de résidence qui ne seront pas soumis à imposition.

L'essentiel

La réforme fiscale entre dans une nouvelle phase à partir de l'année fiscale prochaine, en 2018. Dès le début de l'année prochaine, les travailleurs frontaliers seront automatiquement placés en classe d'impôt 1 alors qu'aujourd'hui, ils sont par défaut placés en classe 2.

Pour bénéficier de la classe d'impôt réservée aux couples mariés, les travailleurs frontaliers devront, comme les résidents, remplir une déclaration d'impôt sur le revenu dans laquelle l'ensemble des revenus mondiaux devront figurer. En plus, pour prétendre à la classe 2, 90% des revenus du travailleur frontalier devront provenir du Luxembourg.

13 000 euros par an

Mais pour éviter toute sorte de discrimination à l'égard des frontaliers, le contribuable pourra en plus percevoir 13 000 euros par an dans son pays de résidence qui ne seront pas soumis à imposition. Une avancée importante qui a pu être obtenue grâce à l'intervention de l'OGBL. «Avec l'OGBL, nous avons essayé de faire en sorte que le plus de frontaliers possibles puissent être assimilés au Luxembourg et bénéficier de la classe 2», a souligné, jeudi le ministre des Finances, Pierre Gramegna.

Si cette nouvelle règle vaut pour les travailleurs frontaliers mariés, elle vaudra aussi pour les frontaliers pensionnés qui ont par exemple eu une carrière mixte, au Luxembourg et dans leur pays de résidence. «Nous avons voulu couvrir le plus de cas de figure possible en ajoutant cette clause de 13 000 euros par an. Nous pensons que cela rend la réforme fiscale plus équitable», a déclaré, jeudi, Jean-Claude Bernardini, du bureau exécutif de l'OGBL.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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