Au Luxembourg: Qui veut se former en réalité virtuelle?

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Au LuxembourgQui veut se former en réalité virtuelle?

LUXEMBOURG – Virtual Rangers propose des formations virtuelles depuis des années. La «gamification» entre dans les mentalités.

par
Frédéric Lambert
Au Luxembourg, plusieurs entreprises comme ArcelorMittal, ont opté pour des formations en réalité virtuelle.

Au Luxembourg, plusieurs entreprises comme ArcelorMittal, ont opté pour des formations en réalité virtuelle.

Virtual Rangers

Pour être performantes au niveau de la formation continue au sein d'une entreprise, de plus en plus de sociétés osent désormais franchir le pas de la réalité virtuelle. Après avoir collaboré au Luxembourg avec des entreprises comme ArcelorMittal, les CFL, le Centre hospitalier de Luxembourg (CHL), entre autres, Matthieu Bracchetti, CEO Virtual Rangers, reçoit de plus en plus de compagnies qui viennent avec des problématiques spécifiques.

«Elles ont un besoin de mettre en avant un problème de sécurité ou encore de soft skills, nous détaille-t-il. Elles n'arrivent pas à les mettre en place via des formations classiques. Elles viennent alors nous voir pour avoir, en échange, un monitoring poussé. Ensemble on conceptualise et on collabore toujours avec un expert dans le domaine en question. Une fois que l'on a récupéré toutes les données, on va scénariser un "story-board" pour proposer une solution en réalité virtuelle».

Des scénarios innovants et divertissants

Des solutions adaptées aux besoins de chaque société. «On a pu faire des formations entre 10 et 15 000 euros, comme on a pu proposer des modules de formation beaucoup plus lourds et plus longs, souligne Matthieu Bracchetti. On s'adapte toujours au budget du client. Il faut parfois un ou deux mois pour finaliser un projet. Sur des scénarios plus complexes, où il faut aller chercher plus de détails, là, ça peut prendre de six à huit mois. Parfois, la conception et la scénarisation prennent plus de temps que le développement. Le processus de "gamification" peut prendre un temps plus long».

Suite aux deux dernières années marquées par les mesures sanitaires liées au Covid-19, un constat a pu être établi: se former à distance avec un PowerPoint n'est pas le meilleur moyen de créer des liens. «Le marché de la réalité virtuelle a complètement explosé, reconnaît le CEO de Virtual Rangers. Impliquer les utilisateurs dans des scénarios innovants et divertissants plaît et on a vu une augmentation de la demande au niveau des formations».

Différents scénarios peuvent être créés selon les besoins de l'entreprise.

Différents scénarios peuvent être créés selon les besoins de l'entreprise.

Virtual Rangers

Dans une autre dimension

En quelques années à peine, Virtual Rangers a vu la mentalité des entreprises changer. «Dans la façon de présenter les risques santé/sécurité, une formation "classique" se présente souvent sous un angle moralisateur en illustrant une personne qui va avoir un accident, indique Matthieu Bracchetti. Dans ces conditions, si l'on n'arrive pas à s'identifier à cette erreur, tout le principe de la formation peut être caduc. Avec CFL Cargo, nous sommes arrivés avec un autre type de "gamification". L'utilisateur était impliqué au premier plan et on incarnait un détective qui arrivait sur le lieu d'un accident. C'était à lui de relever tous les indices et à la fin de tirer sa propre conclusion pour comprendre comment l'accident a eu lieu».

Une nouvelle tendance se dessine dès à présent. «On conçoit désormais des scénarios en mode multijoueur, se félicite le CEO. On met ensemble de cinq à dix personnes autour d'une même scène et on travaille autour d'une méthodologie avec un objectif: résoudre des problèmes collectivement. Au sein d'une formation, on rentre ainsi dans une autre dimension. La mise en situation va prendre le dessus à l'avenir. Et couplant la formation avec la data, on pourra disposer des données très précises et de grandes pistes d'amélioration».

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