Sur un bateau – Quinze suspects écroués après une saisie de cocaïne
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Sur un bateauQuinze suspects écroués après une saisie de cocaïne

Sur les 20 membres d’équipage placés en garde à vue, 19 ont été mis en examen. Parmi eux, 15 ont ensuite été placés en détention provisoire et quatre sous contrôle judiciaire.

Le bateau avait été détourné vers le port de Dunkerque.

Le bateau avait été détourné vers le port de Dunkerque.

AFP

Dix-neuf membres de l’équipage d’un bateau, sur lequel plus d’une tonne de cocaïne a été saisie vendredi dans le nord de la France, ont été mis en examen et quinze d’entre eux, écroués, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. En provenance du Brésil et après une escale en Espagne, le bateau, battant pavillon du Liberia, était en route pour le port d’Anvers, en Belgique, où «il devait décharger sa cargaison de craie», selon un communiqué des autorités françaises.

Le navire de commerce Trudy avait été intercepté «sur la base d’informations», avait indiqué mardi à l’AFP une source proche de l’enquête. C’est ainsi qu’il a été détourné vers le port de Dunkerque, dans le nord de la France, puis inspecté. Au total, «les douaniers garde-côtes de Manche mer du Nord» ont fait une «saisie exceptionnelle de plus de 1,1 tonne de cocaïne», s’est réjoui le ministre délégué français en charge des Comptes publics, Olivier Dussopt.

«Après plusieurs heures d’investigations, les équipes de fouille, assistées d’un maître-chien, ont découvert, dissimulés derrière une cloison, 40 sacs contenant des pains compacts renfermant une poudre blanche» qui s’est avérée être, à l’issue des tests, de la cocaïne. Lors de l’opération, les 20 membres d’équipage de diverses nationalités (Russes, Ukrainiens, Philippins et Éthiopiens), dont le capitaine roumain, ont été interpellés puis placés en garde à vue.

Parmi eux, 19 ont été mis en examen au tribunal judiciaire de Paris pour «importation de stupéfiants en bande organisée», «trafic de stupéfiants», «association de malfaiteurs» et «importation et détention de marchandises dangereuses pour la santé publique». Une personne a été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Sur les mis en examen, 15 ont été placés en détention provisoire et quatre sous contrôle judiciaire. La Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée (Junalco) a confié l’enquête à l’office anti-stupéfiants (Ofast).

(L'essentiel/AFP)

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