Incroyable – Raquette entre les dents, il sert avec ses pieds!
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IncroyableRaquette entre les dents, il sert avec ses pieds!

Amputé des deux bras, Ibrahim Hamato avait créé la sensation aux Jeux paralympiques de Rio de 2016. Cinq ans après, il réitère à ceux de Tokyo.

Les Jeux paralympiques d’été battent leur plein en ce moment à Tokyo. Parmi les athlètes qui se démarquent, l’un d’eux retient particulièrement l’attention: le pongiste Ibrahim Hamato. Jouer au tennis de table sans les bras, c’est l’exploit que cet athlète de 48 ans est parvenu à accomplir après de nombreuses années d’entraînement. Révélée aux Jeux olympiques de Rio il y a cinq ans, cette force de la nature est sélectionnée pour Tokyo et compte bien revenir avec une médaille.

Ce sportif vit et se prépare au stade de Maadi, au sud du Caire. «En ce moment, le temps presse. Par la grâce de Dieu, nous sommes très bien préparés. On s’entraîne tout le temps. Deux fois par jour, le matin et le soir», raconte-t-il. À 10 ans, il est victime d’un accident de train et doit être amputé des deux bras. Après s’être essayé au football dans un premier temps, il s’est, contre toute attente, dirigé vers le tennis de table: «Mes amis me disaient que je ne pourrais pas pratiquer un sport comme celui-ci. Ça m’a changé de manière profonde. D’une personne faible, je suis devenu une personne vraiment très forte. D’autres choses aussi ont changé, mes enfants me considèrent comme un héros.»

«On ne se moque plus de nous»

Longtemps reléguées au statut de citoyens de seconde zone, les personnes handicapées sont désormais plus visibles dans la société égyptienne. «Aujourd’hui, l’État essaie de mettre en avant les handicapés qui ont de l’influence et grâce à cela, la société nous accepte mieux qu’avant. On ne se moque plus de nous. Les handicapés deviennent des icônes», estime Ibrahim Hamato. Cette année, 49 athlètes égyptiens participent aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Selon ses dires, Hamato a choisi de se consacrer au tennis de table pour le degré de difficulté que le défi représentait (et pour faire taire ses détracteurs). Aussi, il affectionnait ce sport bien avant la tragédie. C’est après avoir tenté de maintenir sa raquette sous l’aisselle sans grand succès qu’il a décidé d’utiliser ses dents. Ceux qui doutaient de sa technique s’en mordent aujourd’hui les doigts.

À le voir servir et retourner la balle, son handicap n’a rien d’un handicap. Il joue avec conviction et doigté, c’est réellement impressionnant. Le reverra-t-on à Paris en 2024?

(L'essentiel/Sport-Center)

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