Ianoukovitch – Recherché pour «meurtres de masse»

Publié

IanoukovitchRecherché pour «meurtres de masse»

Le président ukrainien déchu fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour avoir tué des civils, a indiqué le ministre ukrainien de l'Intérieur par intérim, ce lundi.

Les nouvelles autorités ukrainiennes ont lancé lundi un mandat d'arrêt contre le président déchu. «Une enquête criminelle a été ouverte pour meurtre de masse de civils à l'encontre de Ianoukovitch et de plusieurs autres fonctionnaires. Un mandat d'arrêt a été lancé contre eux», a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur par intérim, Arsen Avakov, sur son compte Facebook. Pour rappel, les violences au centre de Kiev ont fait 82 morts, la semaine dernière.

Destitué samedi par le Parlement, Ianoukovitch n'a pas donné signe de vie depuis et pourrait se cacher dans l'est du pays. Selon l'opposition désormais au pouvoir, il aurait tenté
ce même jour de prendre un avion pour la Russie mais en aurait été empêché par des gardes-frontières. Des députés ont tapé du poing sur la table lors d'une session au Parlement, dimanche, pour exiger de savoir où il se trouve, mais pour l'heure sans obtenir de réponse. Aucune poursuite officielle n'a jusqu'ici été lancée à son encontre.

Où est Ianoukovitch?

«Un avion privé, qui devait décoller de l'aéroport de Donetsk (est de l'Ukraine), n'avait pas ses autorisations en ordre. Quand les responsables sont arrivés pour vérifier les documents, ils ont été accueillis par des hommes armés qui leur ont proposé de l'argent pour pouvoir décoller sans autorisation», a déclaré le porte-parole des gardes-frontières, Serguiï Astakhov, ajoutant que cette offre a été refusée. Peu après, deux véhicules blindés se sont arrêtés près de l'avion et le président en est sorti et a quitté l'aéroport.

Dimanche, le Parlement a nommé Olexandre Tourtchinov, un proche de l'opposante Ioulia Timochenko, au poste de président par intérim. La nomination d'un gouvernement d'union nationale devrait suivre d'ici à mardi, en attendant la tenue d'une élection présidentielle le 25 mai.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion