L'Alfi fait le bilan 2016 – Record absolu pour les fonds d'investissement
Publié

L'Alfi fait le bilan 2016Record absolu pour les fonds d'investissement

LUXEMBOURG - 3 741 milliards d'euros. C'est le montant global des actifs gérés par les Organismes de placement collectif (OPC) au Grand-Duché. Une performance inédite.

Denise Voss était satisfaite des résultats.

Denise Voss était satisfaite des résultats.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

La présidente de l'ALFI (Association of the Luxembourg fund industry), Denise Voss, s'est montrée très satisfaite, jeudi, au moment de dresser le bilan annuel des Organismes de placement financier (OPC). «Fin 2016, l'industrie des fonds (NDLR: 4 144 OPC) avait sous gestion quelque 3 741 milliards d'euros d'actifs. C'est un record absolu et une progression de 6,7%, soit 235 milliards d'euros, par rapport à 2015», a-t-elle dévoilé d'emblée.

Cette progression s'explique pour 42% par l'injection d'argent frais dans les fonds d'investissement mais, surtout, à 58% par les démarches financières entreprises par les gestionnaires. «C'est un résultat plutôt bon au vu des chamboulements internationaux que nous avons vécus comme le Brexit et l'élection présidentielle aux États-Unis», s'est félicitée Denise Voss.

Un milliard d'euros de recettes fiscales

Pour l'État luxembourgeois aussi, la bonne santé de l'industrie des fonds d'investissement est une bonne nouvelle. Rien que pour l'année dernière, il devrait toucher près d'un milliard d'euros de recettes fiscales dans le cadre de la taxe d'abonnement. Mais le monde des marchés de capitaux est impitoyable. Au Luxembourg, l'industrie des fonds cherche sans cesse à se diversifier «pour rester compétitive», comme l'a souligné le vice-président aux affaires nationales de l'ALFI, Freddy Brausch.

C'est ainsi que sont nés les Fonds d'investissement alternatif réservés (FIAR) qui ne sont pas contrôlés par la CSSF. Fin janvier, le Grand-Duché comptait 59 structures juridiques spécialisées dans ce domaine. «Ce sont des produits qui ne sont pas destinés au grand public mais à des investisseurs avertis ou des institutionnels et dont la détention des actifs est plus longue», a détaillé Freddy Brausch.

D'autres produits, dits d'investissement responsable, dans la micro-finance et l'environnement commencent également à plaire aux investisseurs du Grand-Duché. Toutefois, en 2014, ils ne représentaient que 10% des actifs sous gestion au Grand-Duché.

(Patrick Théry/L'essentiel)

Ton opinion