Président de l'Eurogroupe – Reding voit bien Rehn remplacer Juncker

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Président de l'EurogroupeReding voit bien Rehn remplacer Juncker

Le groupe des ministres des Finances de la zone euro devrait être présidé par le commissaire européen aux Affaires économiques, a estimé, mercredi, la vice-présidente de la Commission, Viviane Reding.

Juncker a indiqué qu'il était prêt à laisser sa place. (AFP)

Juncker a indiqué qu'il était prêt à laisser sa place. (AFP)

Dans un discours à Sciences Po à Paris, la commissaire européenne à la Justice a jugé que la crise devait être «l'occasion pour l'Europe de se renforcer et d'aller plus loin (...) vers plus de gouvernance de ses politiques financières et économiques». «Osons mettre en place une présidence forte de l'Eurogroupe», a lancé Viviane Reding, proposant que lorsque le poste sera vacant en janvier prochain, «les 17 ministres des Finances de la zone euro mettent à leur tête le commissaire européen en charge des Affaires économiques et monétaires», c'est-à-dire le Finlandais Olli Rehn. Selon elle, «nous pouvons le faire sans changer les traités et perdre des années en discussions».

Le mandat de l'actuel président de l'Eurogroupe, le Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, prend fin en début d'année prochaine. «Ce serait le président qui aurait comme seule responsabilité la gestion de l'euro, épaulé par les meilleurs experts issus de 27 États, capables de mettre l'intérêt commun de notre devise commune en avant», a insisté la Luxembourgeoise. La Commission européenne serait ainsi le «pilote» de la zone euro tandis que l'Allemagne et la France en seraient le «moteur», a-t-elle estimé.

Mutualisation des dettes de la France et de l’Allemagne

Afin de construire d'ici 2020 «une vraie confédération européenne», la vice-présidente de la Commission a également suggéré que Paris et Berlin mettent «en commun l'émission de leurs bons du Trésor et leurs autorités de supervision bancaire». Selon elle, cela donnerait «une dynamique positive», «pour éliminer notre marché des dettes morcelées, véritable handicap pour un continent qui devrait être uni plutôt que fragmenté». «Je suis sûre que d'autres pays "triple A" (meilleure note des agences de notation) suivraient le mouvement», a-t-elle dit.

Elle n'a toutefois pas proposé la création d'euro-obligations à proprement parler, cette mutualisation des dettes de la zone euro dans leur ensemble que de nombreux analystes appellent de leurs vœux.

(L'essentiel Online/AFP)

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