Espionnage industriel – Renault: mise à pied de trois cadres

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Espionnage industrielRenault: mise à pied de trois cadres

Trois hauts cadres du groupe Renault ont été placés en «mise à pied conservatoire», à la suite d'une une investigation en interne sur certains de leurs agissements.

Carlos Ghosn, patron de Renault, voit des hauts responsables de son groupe placés en «mise à pied conservatoire», les médias français soupçonnent une affaire d'espionnage industriel.

Carlos Ghosn, patron de Renault, voit des hauts responsables de son groupe placés en «mise à pied conservatoire», les médias français soupçonnent une affaire d'espionnage industriel.

AFP

Les explications aux médias d'une porte-parole de Renault laisse planer le doute sur les raisons de la «mise à pied conservatoire»: «Fin août 2010, une "alerte éthique" a été portée à la connaissance du "compliance committee" (comité de déontologie ndlr). L'investigation qui a suivi a conduit à une mise à pied conservatoire de trois cadres de Renault».

Espionnage industriel

La porte-parole n'a pas donné plus de précision sur la raison de cette mise à pied, notamment en ne donnant aucune explication sur ce que recouvre la notion d'«alerte éthique». Selon des sources, qui ont demandé à rester anonymes, l'enquête interne aurait permis de prouver que des informations, mettant en cause l'intérêt de l'entreprise, auraient été transmises à l'extérieur. Il s'agirait donc d'espionnage industriel.

D'autres sources proches du dossier avaient indiqué auparavant à l'AFP que des hauts responsables de Renault avaient été «remerciés brutalement», sans pouvoir, là non plus, en préciser la raison. Il s'agit d'un cadre dirigeant, membre du comité de direction de Renault, et de deux autres cadres, selon ces sources.

Mesure à durée indéterminée

Le comité de direction de Renault compte 30 membres et est chapeauté par Carlos Ghosn, patron de Renault et du japonais Nissan. En droit français, la mise à pied conservatoire, mesure provisoire à durée indéterminée, permet d'écarter le salarié de l'entreprise dans l'attente d'une éventuelle sanction. Le contrat de travail est suspendu et le salarié n'est pas rémunéré.

L'essentiel Online avec AFP

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