En 2021 – Reprise chaotique dans les aéroports européens
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En 2021Reprise chaotique dans les aéroports européens

Les aéroports européens n'ont retrouvé l'an dernier que 41% de leurs passagers de 2019, sur fond de variants Delta et Omicron. Insuffisant pour effacer le cataclysme de 2020.

Les aéroports européens (ici, Francfort) sont loin d'avoir retrouvé l'effervescence d'avant le Covid.

Les aéroports européens (ici, Francfort) sont loin d'avoir retrouvé l'effervescence d'avant le Covid.

AFP/Roslan Rahman

En 2020, quand l'irruption du Covid-19 avait mis le secteur aérien à l'arrêt pendant plusieurs semaines, le trafic des aéroports du Vieux Continent s'était effondré de 70% sur un an à 728 millions de passagers. Il a rebondi de 37% en 2021 à quelque 1 milliard de voyageurs, restant donc encore amputé de 1,4 milliard de passagers par rapport à la dernière année pleine avant la pandémie, a précisé la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe).

Autre défi pour un secteur subissant d'importants coûts fixes et «affaibli financièrement», la reprise a été chaotique avec de très fortes variations imposées par l'évolution de la pandémie, a remarqué l'organisation, dans un communiqué. «Le variant Delta a globalement assommé le trafic lors du premier semestre», la fréquentation des aéroports ayant été inférieure de 77,7% à celle de la même période de 2019, car «des confinements et des restrictions de mouvement ont été réimposés».

«Le 1er trimestre 2021 sera décevant»

En revanche, le second semestre a bénéficié des campagnes vaccinales, du déploiement du certificat sanitaire européen puis de la réouverture du marché nord-américain, permettant de revenir à des volumes de passagers inférieurs de 42,4% à ceux de deux ans plus tôt. Toutefois, «le variant Omicron a brisé cette dynamique en décembre», a noté ACI Europe, regrettant les réactions «précipitées» de nombreux États d'imposer de nouvelles restrictions de déplacement.

Pour 2022, ACI Europe, qui fédère 500 installations aéroportuaires situées dans 55 pays (de l'UE, mais aussi au Royaume-Uni, en Russie, Turquie, Israël...), reste très prudente. «Les incertitudes sur l'évolution de la pandémie restent importantes et limitent la visibilité au mieux à quelques mois», a souligné son directeur général, Olivier Jankovec. Le secteur subit toujours les conséquences de la vague Omicron et «le premier trimestre sera décevant», a prédit ce responsable, cité dans le communiqué. Il a dit espérer «voir une amélioration à l'approche du printemps», même si «cela dépendra du rythme de levée des restrictions».

(L'essentiel/afp)

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