Education au Luxembourg – «Retour en classe? Un défi pour les enfants»

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Éducation au Luxembourg«Retour en classe? Un défi pour les enfants»

LUXEMBOURG - Tout est prêt pour accueillir les écoliers dans l’enseignement fondamental. Pendant six semaines, avant les vacances.

Même si le calendrier affichait encore la date de ce maudit vendredi 13 mars dans certaines classes, l’école fondamentale du quartier Gare, à Luxembourg-Ville, est bel et bien déjà prête à recevoir ses écoliers, dès le lundi 25 mai. Une visite des installations a été organisée, ce mercredi 20 mai, en matinée, en présence d’instituteurs et de Lydie Polfer, bourgmestre de la capitale.

Deux mois et 12 jours, 73 jours au total, après l’interruption des cours en raison de l’épidémie de Covid-19, les cours vont enfin pouvoir reprendre dans les classes. «Ce que nous avons vu, ce mercredi matin, est très encourageant», a reconnu Lydie Polfer, «car les mesures de sécurité, telles qu’elles ont été prescrites, ont vraiment été observées et avec beaucoup de créativité. Dans cette école de la gare, on a la chance de pouvoir bénéficier de sept entrées différentes et on a pu remarquer le marquage coloré au sol pour que les parents puissent s’y retrouver. Les équipes ont très bien travaillé par rapport à cette situation exceptionnelle».

C’est un défi pour les enfants!

«Depuis une semaine déjà, nous avons tout préparé avec des flèches et des gros points de couleur pour montrer aux enfants où ils devront aller», a précisé Fabienne Bausch, enseignante et coordinatrice dans le Cycle 2. «Avec le déménagement de certaines classes, tout a vraiment changé et presque plus rien n’est comme avant, mais on a essayé de garder l’esprit de l’école avec son projet pédagogique».

Et la ville de Luxembourg via sa bourgmestre de répéter: «En tant qu’institution, on a fait de notre mieux», a souligné Lydie Polfer, «mais comme toujours, il faut aussi compter sur la responsabilité individuelle. C’est peut-être un peu plus difficile pour les petits enfants, mais pour eux, cela doit devenir un défi. J’en vois déjà prendre cela comme un jeu et j’espère qu’ils vont garder cet état d’esprit. Les six semaines de cours à venir s’annoncent «exceptionnelles», en situation de crise, et on en tirera les leçons. En espérant que la rentrée de septembre nous permette un retour à la normale».

Il est temps de se revoir en vrai!

Même si les parents ressentent encore quelques craintes, pour le corps professoral, c’est important que les enfants puissent revenir sur les bancs de l’école. «Même si la classe est divisée en deux et même si les récréations seront différentes, on a fait le maximum pour leur permettre de rester dans un groupe où ils partagent des affinités», a indiqué Fabienne Bausch, enseignante dans une classe d’enfants de 7 à 8 ans.

Pendant plus de deux mois, tous les moyens technologiques ont été mis à contribution pour garder le contact entre les écoliers, les parents et les enseignants. «On a vraiment essayé de soulager le travail des parents à la maison en s’adaptant à chaque enfant», a poursuivi Fabienne Bausch, «car chaque parent a le droit d’appréhender sa propre façon d’aider son enfant. On s’est montré très flexible et le 13 mars encore, on aurait jamais imaginé donner ce nouvel élan à notre carrière. Je n’ai pas peur du lundi qui arrive, mais il y a tout de même un certain stress de la rentrée. Il est temps de se revoir en vrai et on s’adaptera».

(Frédéric Lambert / L’essentiel)

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