Film luxembourgeois – «Rusty Boys», un film drôle et «avec des vieux»
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Film luxembourgeois«Rusty Boys», un film drôle et «avec des vieux»

LUXEMBOURG - Avec «Rusty Boys», Andy Bausch signe un film à la fois drôle et très humain. Le cinéaste luxembourgeois en a parlé à «L'essentiel».

L’essentiel: Sept ans après «Trouble No More», vous revenez à la fiction. Cela vous manquait-il?

Andy Bausch: Oui. Ce n’est pas que je ne voulais pas, c’est juste que faire un film de fiction est plus ambitieux. Cela coûte toujours plus cher. «Rusty Boys» est un film modeste et mon producteur m’avait encouragé à faire une comédie. J’ai pensé à la seule personne avec laquelle je puisse écrire, Frank Feitler, avec qui nous avons travaillé sur le scénario.

Comment est venue l’idée?

J’avais présenté cette idée il y a quelques années, mais cela ne s’était pas fait. Mais lorsque j’aime des personnages ou des situations, je les conserve toujours dans un tiroir et les ressors pour d’autres scénarios.

Les seniors sont rarement au cœur des films. Vouliez-vous changer cela?

C’est vrai que je n’ai pas le souvenir que quelqu’un propose un film avec des vieux. J’ai été charmé par l’idée de donner de beaux rôles à des seniors, habituellement réduits à jouer les grands-parents. C’est un bel hommage.

Vous abordez aussi les rapports entre les gens dans nos sociétés.

Les gens peuvent se demander si le film est pour eux. Il y a des seniors, mais aussi leurs enfants et petits-enfants. Chaque génération se retrouve dans ce film, ou y voit ses parents ou grands-parents. Je raconte ce que je vis, le Luxembourg. Et je pense que pour faire quelque chose d’universel, il faut raconter ce que l’on connaît.

Le casting s’est-il imposé comme une évidence?

Oui, c’est un film de famille. On aime travailler ensemble et il n’y a pas beaucoup d’acteurs de cette génération. Et ce n’est pas «Le club des chômeurs en retraite». Le film est plus émouvant et chaleureux.

«Rusty Boys». D’Andy Bausch. Avec André Jung, Marco Lorenzini, Pol Greisch, Fernand Fox. Sortie le 25 janvier.

(Propos recueillis par Cédric Botzung)

Quand les seniors se prennent en main...

Fons, Lull, Nuckes et Jängi ont passé toute leur vie à ne pas se laisser dominer, ce n’est pas maintenant que cela va commencer! Ensemble, les quatre seniors veulent planifier un avenir dans une maison de retraite, mais autonome. Viré de celle où il travaillait comme gardien, Nuckes mène le projet. En tant qu’ancien soixante-huitard, il sait organiser la dissidence, mais sait aussi très bien que tout cela est plus facile à dire qu’à faire...

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