Accident à Gasperich – «S'il y a eu un mort, c'est qu'il y a eu une faute»

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Accident à Gasperich«S'il y a eu un mort, c'est qu'il y a eu une faute»

LUXEMBOURG - Le ministre du Travail, Nicolas Schmit, et le syndicat OGBL exigent des réponses après l'accident mortel survenu sur un chantier, jeudi dernier.

Une semaine après l'accident mortel qui a coûté la vie à un ouvrier de 32 ans sur le chantier de la Cloche d'Or, à Gasperich, plusieurs questions demeurent en suspens. «S'il y a eu un mort et un blessé grave suite à l'écroulement d'une plaque en béton, c'est qu'il y a eu une faute, une négligence, sinon le drame ne serait pas arrivé», a affirmé, jeudi à L'essentiel le ministre du Travail, Nicolas Schmit. «L'enquête déterminera les responsabilités et les causes pour qu'un tel accident ne se reproduise plus. Et si les ouvriers ont des choses à dire sur cette affaire, qu'ils le fassent, même anonymement».

Le syndicat OGBL abonde dans le même sens que le ministère dans un communiqué. «Après cet accident de travail dramatique, nous réitérons nos revendications: augmentation des contrôles sur les chantiers, majorations sensibles des amendes pour les entreprises en cas de non-respect du code du travail et exclusion des chantiers et des soumissions publiques en cas d’infractions graves».

Selon le syndicat, l’inspection du Travail et des Mines (ITM) ne dispose pas des moyens humains suffisants sur les terrain pour garantir la sécurité de tous les salariés sur leur lieu de travail. «Une présence physique permanente et un contrôle accru de la part des inspecteurs de l’ITM constitueraient une véritable avancée sociale en matière de santé et de sécurité des salariés», a conclu l'OGBL.

(L'essentiel)

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