Italie – Sa mère biologique refuse de lui sauver la vie
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ItalieSa mère biologique refuse de lui sauver la vie

Atteinte d’un cancer, une Milanaise espérait que sa mère naturelle accepte un prélèvement anonyme de sang qui lui aurait permis de bénéficier d’un traitement expérimental.

Daniela souffre d’une tumeur depuis trois ans.

Daniela souffre d’une tumeur depuis trois ans.

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L’histoire de Daniela est déchirante. Infirmière en psychiatrie à Milan, l’Italienne de 48 ans souffre depuis trois ans d’une tumeur qui résiste aux traitements traditionnels. Sa lueur d’espoir vient de Suisse, où la quadragénaire pourrait bénéficier d’une thérapie expérimentale susceptible de la guérir. Pour pouvoir tester ce traitement sur la patiente, les médecins ont besoin de la cartographie génétique de son père ou de sa mère. Confiée à l’adoption à la naissance, Daniela a donc dû remuer ciel et terre pour retrouver ses parents biologiques.

L’Italienne a lancé plusieurs appels dans la presse locale, en vain. L’orphelinat dans lequel elle a vu le jour le 26 mars 1973 étant fermé depuis des années, les dossiers ont été transférés vers un autre établissement à Côme. Grâce à son poste dans le milieu médical, Daniela a pu avoir accès à son fichier. C’est ainsi qu’elle a découvert que sa mère biologique avait non seulement souhaité rester anonyme, mais qu’elle avait également demandé le retrait de ses informations sanitaires.

«Je me demande comment tu fais pour t’endormir le soir»

Daniela a fini par saisir le Tribunal des mineurs, qui a pu mettre la main sur le nom et le dossier médical de sa mère, relate TGCOM 24. En vain. Contactée par le tribunal, la femme âgée d’un peu moins de 70 ans a refusé de se soumettre à un prélèvement sanguin alors que son anonymat était garanti. Une décision que la Milanaise considère comme une «condamnation à mort». Dans les colonnes de La Provincia Di Como, Daniela a adressé une lettre poignante à cette femme redevenue mère puis grand-mère.

«Je me demande comment tu fais pour t’endormir le soir, comment tu peux vivre en sachant que tu as refusé, sans même y réfléchir à deux fois, ce qui t’a été demandé: un prélèvement sanguin dans un anonymat total, organisé selon tes règles et ta volonté, qui n’aurait rien changé à ta situation actuelle, parce que personne ne l’aurait su, et qui m’aurait permis au contraire d’élever ma fille qui n’a que 9 ans et qui a le droit d’avoir sa mère à ses côtés», a notamment écrit Daniela.

(L'essentiel/joc)

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