Jean-Paul Dondelinger – «Sans la rivière Chiers, pas de sidérurgie»
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Jean-Paul Dondelinger«Sans la rivière Chiers, pas de sidérurgie»

LUXEMBOURG - Ancien bourgmestre d’Aubange, Jean-Paul Dondelinger sortira d'ici peu un livre sur la Chiers. Il nous explique son rôle dans la sidérurgie, aux trois frontières.

Jean-Paul Dondelinger est l'invité de L'essentiel Radio tout au long de cette semaine.

Jean-Paul Dondelinger est l'invité de L'essentiel Radio tout au long de cette semaine.

Dans cette dernière partie de la Story de L’essentiel Radio consacrée à Jean-Paul Dondelinger, bourgmestre de la commune belge d’Aubange durant huit ans, nous allons évoquer son prochain ouvrage sur la Chiers. «J’ai été pendant plusieurs années président de l’agglomération transfrontalière du PED », rappelle-t-il à notre micro, «et j’avais dans mes projets de changer l’appellation PED, Pôle européen de développement, car ça ne disait plus rien à personne. Le PED, c’était la fin de la sidérurgie et il fallait redévelopper l’économie des trois frontières (luxembourgoise-française-belge). Une de mes idées, c’était d’appeler cette agglomération, entre les communes frontalières, «Agglomération de la Chiers». J’avais même pensé au nom latin «Cara» et ça m’a donné l’idée d’écrire sur cette seule rivière qui coule dans les trois pays».

Et Jean-Paul Dondelinger de rappeler que « la Chiers prend sa source au Grand-Duché », tout près de nos bureaux, dans la commune de Differdange, à Oberkorn. « Elle traverse ensuite très très peu la Belgique, uniquement sur Athus, et puis, elle fait la grosse partie de son parcours en France et on a donc voulu écrire sur le parcours de la Chiers, mais aussi sur ses affluents. Elle traverse la Belgique sur 1,5 km à Athus et après, elle se jette dans la Meuse du côté de Remilly-Aillicourt (dans le département des Ardennes, dans l’arrondissement de Sedan). Sans la Chiers, il n’y aurait pas eu de sidérurgie dans les trois pays. Il y avait d’ailleurs une usine de Longwy qui s’appelait «La Chiers»». D’un point de vue historique, c’est une rivière qui a eu une très grande importance pour le développement économique des trois frontières, mais on n’a pas voulu s’arrêter seulement à la sidérurgie. Oa également voulu parler du patrimoine religieux. En parlant des affluents de la Chiers, on va parler d’Orval, et de son abbaye, mais aussi des villes de Montmédy et de Longuyon. La Chiers ne permet pas de brasser la bière d’Orval, c’est la source d’Orval qui sert à brasser cette excellente bière».

Ecrire permet-il à Jean-Paul Dondelinger de s’évader tout en laissant une trace? « Je pense que tout le monde se dit un peu ça», reconnaît-il.

Jean-Paul Dondelinger en quelques questions

Bluffé par quelle personnalité?

Charles-Ferdinand Nothomb. C’était un ministre belge de l’Intérieur. Pour ceux qui s’en souviennent, c’est lui qui était en charge de l’Intérieur au moment des tragiques événements du Heysel en 1985. Après, il est devenu président de la Chambre et là, j’ai travaillé deux ans auprès de lui, comme attaché de cabinet. Il m’a enseigné énormément de choses et il m’a appris ce qu’était un homme d’État. Il voyait les intérêts de sa région, mais il les situait dans un contexte beaucoup plus large.

Le luxe suprême? 
C’est de pouvoir faire ce que l’on aime.

Réécoutez la séquence du vendredi 16 avril 2021

Bien connue des Luxembourgeois et des Français, la ville d’Athus fait partie de la commune d’Aubange, qui compte 17 000 habitants. Bourgmestre de cette commune durant huit ans, Jean-Paul Dondelinger répond à nos questions tout au long de cette semaine. «Avec Athus, nous travaillons actuellement à un programme de rénovation urbaine», détaille-t-il sur nos ondes. « La commune est en train d’acquérir un certain nombre d’immeubles vétustes. Pour les démolir tout simplement. Soit pour construire de nouveaux immeubles avec des promoteurs immobiliers, en respectant les règles du marché, évidemment, soit pour en faire des places publiques».

Enseignant de formation, et ancien sous-directeur dans l’enseignement secondaire, Jean-Paul Dondelinger est également un spécialiste des langues. «Les apprendre, c’est essentiel, pour faire référence à votre média», concède-t-il, sous forme de clin d’œil. «J’ai milité pendant de longues années et j’étais président de l’agglomération transfrontalière du Pôle européen de développement et c’était un des points auxquels j’attachais beaucoup d’importance. Les relations culturelles entre le Grand-Duché, la partie wallonne de la Belgique et la partie de la Lorraine française qui nous est proche m'apparaissent primordiales. La commune d’Aubange organise des cours de français comme langue étrangère, mais aussi des cours d’allemand. Les cours de luxembourgeois, c’est plus compliqué, car il faut trouver des formateurs. Mais pour moi, c’est essentiel».

Que pourrait-on changer au niveau de l’enseignement pour un meilleur apprentissage de la langue luxembourgeoise? «En Belgique, le système tel qu’il est conçu pour l’instant, ne fonctionnera pas», affirme Jean-Paul Dondelinger. «Une ministre avait dit que pour l’an 2000, tout le monde devrait être bilingue en français et en néerlandais. Elle s’est plantée royalement. La première chose à faire c’est, comme au Grand-Duché de Luxembourg, d’enseigner les langues, mais pas une ou deux heures par semaine. Il faut le faire de manière beaucoup plus approfondie, à partir de l’enseignement fondamental, voire de l’enseignement maternel. C’est l’exemple luxembourgeois qu’il faut suivre».

Jean-Paul Dondelinger en quelques questions

Quelle couleur dans une boîte de crayons?
À une certaine époque, je vous aurais répondu «orange», en référence à mon parti politique. Aujourd’hui, je tirerais beaucoup plus sur le vert, car les problèmes de sauvetage de la planète sont évidemment essentiels.

Revivre un moment de ma vie?
J’ai du mal à répondre, car il y en a plusieurs. Un des moments les plus heureux, c’est lorsque j’ai été élu pour la première fois bourgmestre d’Aubange en 2006.

Réécoutez la séquence du jeudi 15 avril 2021

Avec 17 000 habitants, la commune belge d’Aubange est frontalière du Luxembourg et de la France. Son ancien bourgmestre, Jean-Paul Dondelinger, répond aux questions de L’essentiel Radio tout au long de cette semaine. «Selon des prévisions scientifiques, en nombre d’habitants, on pourrait devenir la 2e commune de la province belge de Luxembourg dans les années à venir», complète-t-il à notre micro. «On passerait ainsi devant Marche-en-Famenne (et derrière Arlon), car nous comptons de plus en plus de travailleurs frontaliers. De plus en plus de personnes étrangères à la commune viennent habiter à Aubange pour se rapprocher de leur travail au Grand-Duché».

Et le mouvement s’effectue également en provenance du Grand-Duché. «Il y a de plus en plus de citoyens luxembourgeois qui viennent habiter dans notre commune», confirme Jean-Paul Dondelinger. «Ils ne résident pas tous à Aubange, parce que certains achètent ou rachètent des immeubles pour des raisons commerciales de location, mais il y en a de plus en plus, c’est exact».

Élu du parti belge conservateur CDH, proche cousin du CSV, Jean-Paul Dondelinger souligne qu’il y a des liens entre les deux partis de part et d’autre de la frontière. «De manière très régulière, on échange et on se parle à travers la Fondation Pierre Werner», précise-t-il sur nos ondes. «Les élus de l’ancien parti PSC de la province de Luxembourg et les élus du CSV se rencontrent une ou deux fois par an et nous échangeons sur des problèmes de politiques transfrontalières».

«Rassembler les deux Luxembourg? Je ne dis pas qu’un jour, ça ne se fera pas...»

Mais que pense Jean-Paul Dondelinger des idées de Josy Arens, député fédéral belge et bourgmestre d’Attert, qui aimerait que les deux Luxembourg se rapprochent. «Josy, c’est plus qu’un collègue, c’est un ami», rappelle-t-il, «car nous avons fait nos études de politique économique et sociale ensemble. L’idée, si elle est à étudier, relève plus de l’utopie que d’autre chose. Pour qu’il y ait un accord à ce niveau-là, il faudrait l’accord des deux pays, et pas seulement de l’un qui sollicite l’autre. Tout problème est soluble, mais devant les difficultés, ça risque de caler. Je ne dis pas qu’un jour, ça ne se fera pas, mais on est face à des problèmes qui touchent, non pas la commune d’Aubange, ou la province de Luxembourg, mais à deux États. Ce qui est tout à fait différent. Et lorsque l’on sait que chacun tient à ses prérogatives, notamment fiscales, je suis persuadé que pour l’instant, nous en sommes au stade de l’utopie».

D’ici la fin du mois de mai et le début du mois de juin 2021, Jean-Paul Dondelinger, en compagnie de son frère et de son neveu, va sortir un livre sur la Chiers, rivière qui prend sa source à Oberkorn, dans la commune de Differdange. «Sans la Chiers, il n’y aurait pas eu de sidérurgie», souligne-t-il.

Réécoutez la séquence du mercredi 14 avril 2021

Belge né au Luxembourg, Jean-Paul Dondelinger a été pendant huit ans bourgmestre de la commune frontalière d’Aubange. «J’ai passé la main le 1er février à François Kinard, 31 ans», précise-t-il à notre micro. «Légalement, en fonction du code la démocratie locale, je n’avais pas le choix, c’est le 2e élu sur la liste qui fait le plus de voix qui siège comme bourgmestre, si le bourgmestre élu en 2018 devait démissionner. Même si légalement, ça ne pouvait être que lui, je pense que François Kinard est vraiment le futur de la commune d’Aubange. J’ai une totale confiance en lui et c’est un garçon intelligent. C’est un astrophysicien, donc ce n’est pas n’importe qui et il arrivera avec d’autres idées que les miennes».

Et Jean-Paul Dondelinger de confirmer qu’il a passé la main pour des raisons de santé. «Quand votre médecin vous dit que vous feriez mieux d’arrêter», dit-il, «je pense qu’il faut l’écouter. Quand le corps dit "stop", il faut effectivement l’écouter également». Au sujet de la sécurité dans la commune d’Aubange, l’ancien bourgmestre souligne que cela va mieux. «Entre 2006 et 2008, on avait dû faire face à une vague de voitures incendiées», rappelle-t-il. «C’était lié au trafic de drogue dans la zone frontalière avec le clan des Tunisiens qui a été démantelé. J’ai dû par exemple prendre des mesures de fermeture temporaire de cafés. Les compétences d’un bourgmestre en Belgique ne vont pas au-delà. On a désormais d’autres problèmes au niveau du logement. Avec tout ce que cela peut comporter comme logement insalubre. Et on a aussi des problèmes au niveau de l’environnement».

Depuis la fin de la sidérurgie dans la région, l’image d’Athus n’est pas très reluisante, que peut-on faire pour que ça aille mieux? «Même si ça va mieux», reconnaît Jean-Paul Dondelinger, «des problèmes restent présents de manière endémique. Il y a le problème du logement, des difficultés à recenser toutes les personnes qui logent dans les immeubles à appartements d’Athus. Ce sont de vieux immeubles dont certains sont à la limite de la salubrité. Au niveau de la population, le turn-over est important. On reste six mois ou un an et puis, on s’en va et on ne s’inscrit pas forcément à la commune. On a mis en place un arsenal de taxes, mais il y a toujours des gens qui passent au travers des mailles du filet. Notamment au niveau du ramassage des immondices. À Athus, particulièrement, des immondices traînent sur les trottoirs et ça devient un problème contre lequel notre service des travaux a énormément de mal à lutter».

Jean-Paul Dondelinger en quelques questions

Mon premier job?
J’ai fait des études de professeur de langue germanique. Et mon premier job, j’ai eu énormément de chance, c’était enseignant. Dans ma commune, et à l’époque, à 100 m de la maison où j’habitais, la maison de mes parents. J’ai commencé ma carrière de manière idéale dans ce que j’aimais et tout près de chez moi.

Avec mon premier salaire?
Alors là, je ne m’en souviens vraiment plus. Je pense que j’en ai donné une partie à ma maman, car j’étais toujours logé chez mes parents. Et puis, je pense que j’ai mis le reste de côté.

Un mot pour me définir?
Sérieux.

Réécoutez la séquence du mardi 13 avril 2021

Ancien bourgmestre de la commune belge d’Aubange, frontalière du Luxembourg et de la France, Jean-Paul Dondelinger est l’invité de la Story de L’essentiel Radio tout au long de cette semaine. «On vient de passer les 17 000 habitants», précise d’emblée sur nos ondes celui qui a démissionné en janvier 2021, «et quand on parle de la commune d’Aubange, on parle aussi d’Athus, d’Halanzy et de Rachecourt. Ce sont les trois grosses anciennes communes avant la fusion des communes en 1977. Il y a également des petits villages comme Battincourt, Aix-sur-Cloie ou encore Guerlange».

Belge, «né au Luxembourg, à Pétange, quand il y avait encore une maternité», Jean-Paul Dondelinger a passé toute son existence à Athus, «sauf lors de mes années d’études». «Je suis donc un véritable Aubangeois ou Athusien. J’espère que je suis «un politique» au sens noble du terme. Mais parfois, il faut passer par la «politicaille». Je suis désormais retraité, mais j’étais aussi enseignant et j’ai terminé ma carrière comme sous-directeur dans l’enseignement secondaire».

Comment cette grande commune de la province de Luxembourg a-t-elle traversé la crise du Covid-19 l’été dernier? «Nous avons effectivement passé un sale moment», reconnaît Jean-Paul Dondelinger. «Nous étions d’ailleurs pointés du doigt dans toute la Belgique, au même titre que la commune d’Anvers. À tel point que Het Laatste Nieuws, un journal flamand, est venu nous interviewer. Nous étions pointés du doigt, car nous étions, en Belgique, la deuxième commune, où le taux d’incidence du Covid était le plus élevé».

«Le souci premier, ce n'est pas la culture, mais c’est de trouver un logement, du boulot et une école pour les enfants»

Mais pour quelles raisons? «Les explications sont multiples», poursuit Jean-Paul Dondelinger. «L’aspect frontalier est évidemment une des explications. L’autre explication, c’est le caractère "multi-national" de la commune d’Aubange. Les gens retournaient chez eux, revenaient. C’est fluctuant, mais il y a près de 80 nationalités sur la commune d’Aubange. Des Italiens, des Français, et les Portugais, qui sont devenus la 2e nationalité de notre commune».

Comment faire pour gérer 80 nationalités dans une commune de 17 000 habitants en tant que bourgmestre? « C’est très difficile à gérer pour diverses raisons», reconnaît Jean-Paul Dondelinger. «D’un point de vue culturel, c’est différent et ce sont donc des modes de vie différents, avec des connaissances de la langue française qui sont parfois très rudimentaires, à tel point que l’on a dû organiser des cours de français langue étrangère dans notre commune. Des heures ont été subventionnées, mais les autres heures sont à la charge du budget communal. Et c’est donc nous qui payons les enseignants. C’est évidemment le premier pas de l’intégration. Au niveau du Centre culturel d’Aubange, on essaie de faire des animations qui intègrent notamment la communauté portugaise, mais ce n’est pas facile, car la culture, ce n’est pas le souci premier. Le souci premier, c’est de trouver un logement, du boulot et une école pour les enfants».

Compte tenu de la situation de la commune d’Aubange par rapport aux frontières luxembourgeoise et française, «il y a également des problèmes de sécurité très importants», souligne Jean-Paul Dondelinger. «Je suppose que même ici, au sein de votre rédaction à Differdange, vous en avez déjà entendu parler. Au niveau de la sécurité, cela va beaucoup mieux. Lors de mon premier mandant en tant que bourgmestre lors des années 2008-2010, on avait des vagues de voitures incendiées…».

Réécoutez la séquence du lundi 12 avril 2021


La playlist de Jean-Paul Dondelinger

Jean Ferrat et «La Montagne» est le 4e titre à intégrer la playlist de Jean-Paul Dondelinger. «Cela reste toujours une jolie chanson», reconnaît-il, «comme la plupart des chansons de Jean Ferrat d’ailleurs. C’est vraiment une chanson qui doit nous interpeller sur le retour à la nature et aux beautés de la nature».

«Tchaïkovski, c’est peut-être une nouveauté pour vous», sourit-il, «mais moi, j’adore l’opéra de manière générale. Je suis régulièrement à l’opéra à Liège et puis j’adore Tchaïkovski, pas seulement ses opéras, mais celui-ci est issu de l’opéra Eugène Onéguine. Il a un côté très populaire et ce sont des mélodies que l’on peut, non pas chanter, mais fredonner».

«La bohème», de Charles Aznavour, est le premier titre de Jean-Paul Dondelinger à intégrer sa playlist. «J’aime Aznavour», reconnaît-il d’emblée, «et j’aime particulièrement son parcours. Le titre de cette chanson me dit également quelque chose. La bohème, c’est un mode de vie que j’aurais bien voulu emprunter, mais ça n’a pas tourné comme ça. Et puis je fais toujours le lien entre cette chanson et l’opéra de Puccini.

«J’ai toujours été un fan de western et je le suis toujours», nous confie-t-il, «mais là, c’était vraiment une rupture, car ave le réalisateur Sergio Leone, avec la musique d’Ennio Morricone, c’était vraiment une rupture par rapport aux westerns un peu classiques que l’on connaissait avec Richard Widmark et John Wayne. Il y avait une histoire et un scénario qui était bien bâti. Il y avait une morale, quelque part et il y avait aussi cette musique extraordinaire».

Après du Tchaïkovski, notre invité nous propose désormais du Puccini. « Je ne choisis pas du tout ces morceau pour vous éduquer », rigole Jean-Paul Dondelinger. « J’adore l’opéra et j’ai même un abonnement à l’opéra royal de Wallonie à Liège. Je trouve que l’opéra a un côté très populaire. La preuve, c’est que tout le monde connaît cet air de Puccini, mais tout le monde ne sait peut-être pas le situer. Ce sont des airs fantastiques et l’alliance chant/musique est quelque chose pour moi de merveilleux ».

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

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