Journaliste blessée – Sarkozy s'excuse: Bouvier est toujours en Syrie

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Journaliste blesséeSarkozy s'excuse: Bouvier est toujours en Syrie

Nicolas Sarkozy est revenu sur ses déclarations mardi après-midi, en expliquant que l'évacuation vers le Liban d'Edith Bouvier, journaliste blessée en Syrie, n'était pas confirmée.

La journaliste française Edith Bouvier, blessée à Homs, est toujours en Syrie, ont annoncé mardi le quotidien le Figaro et le président Nicolas Sarkozy qui s'est excusé pour avoir annoncé qu'elle était saine et sauve au Liban. «Il n'est pas confirmé qu'elle est aujourd'hui en sécurité au Liban. Les communications sont très difficiles avec Homs», a déclaré le chef de l'État, en évoquant une situation «imprécise» et «complexe». «J'ai été imprécis tout à l'heure, je m'en excuse auprès de vous», a ajouté le président. «Je ne voudrais pas vous dire des choses inexactes. Nous travaillons sur l'exfiltration» d'Edith Bouvier de Homs. «Mais pour l'instant, c'est imprécis», a poursuivi M. Sarkozy.

«Je ne peux rien dire, je m'excuse, la situation est extrêmement complexe.» La direction du Figaro a dans le même temps déclaré qu'Édith Bouvier «n'est pas au Liban mais toujours en Syrie». «Il est faux de dire qu'elle est "saine et sauve au Liban"», a-t-on précisé au Figaro, ajoutant tenir ces informations de sources diplomatiques tant à Beyrouth qu'à Paris. Plus tôt, Nicolas Sarkozy avait annoncé que la journaliste française se trouvait au Liban. «Je suis très heureux pour elle, parce qu'elle avait de multiples fractures. Je suis heureux que ce cauchemar prenne fin», avait affirmé le chef de l'État, en déplacement à Montpellier, dans le sud du pays, dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle. Il avait ajouté que «cela n'avait pas été des négociations extrêmement faciles, vraiment pas» pour parvenir à ce qu'Edith Bouvier quitte Homs.

«Vous savez, ça a été compliqué»

«Homs n'est pas loin du Liban, une vingtaine ou une trentaine de kilomètres, mais cela a été très difficile pour que cela se passe bien», avait-il dit. Comme on lui demandait s'il avait pu parler avec Edith Bouvier, le président avait répondu qu'il n'avait «pas eu de contact», mais a-t-il ajouté, «on m'a informé». «Vous savez, ça a été compliqué», a-t-il insisté. Le photographe britannique Paul Conroy, également blessé à Homs, est lui arrivé au Liban après avoir été exfiltré de la ville syrienne, bombardée pour le 25e jour consécutif. Paul Conroy, qui collabore notamment avec le Sunday Times, a rejoint le Liban via un point frontalier illégal, a expliqué un militant qui a participé au transport des blessés.

Edith Bouvier et Paul Conroy avaient été blessés lors du bombardement qui a coûté la vie à la journaliste du Sunday Times Marie Colvin et au photographe français Rémi Ochlik le 22 février. Deux autres journalistes, le Français William Daniel et l'Espagnol Javier Espinosa, se trouvaient également à Homs. Homs, baptisée «capitale de la révolution» par les militants, est pilonnée par l'armée pour le 25ème jour consécutif, pour y réprimer la contestation hostile au régime du président Bachar al-Assad entamée il y a près d'un an. La répression de la révolte populaire a fait plus de 7 600 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

(L'essentiel Online/AFP)

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