Tandem franco-allemand – Scholz à l'Elysée pour rencontrer Macron

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Tandem franco-allemandScholz à l'Élysée pour rencontrer Macron

Le nouveau chancelier allemand a réservé, vendredi, sa première visite à l'étranger au président français, qui compte sur le soutien de Berlin, durant la présidence française de l'UE.

Emmanuel Macron a accueilli Olaf Scholz dans la cour de l'Élysée.

Emmanuel Macron a accueilli Olaf Scholz dans la cour de l'Élysée.

AFP/Ludovic Marin

Suivant une longue tradition de l'après-guerre, le social-démocrate, qui a succédé mercredi, à Angela Merkel, s'est rendu à Paris, aussitôt les premiers dossiers intérieurs pris en main à Berlin, à commencer par la crise sanitaire. Il a été accueilli avec un check du poing par Emmanuel Macron pour un déjeuner de travail, qui devait être en bonne partie consacré à l'Europe, à 21 jours de la présidence française de l'UE et au lendemain de la présentation de ses priorités par le chef de l'État.

Emmanuel Macron a fixé jeudi comme objectif de rendre l'Europe «puissante dans le monde», proposant de réformer Schengen pour mieux protéger les frontières européennes et Maastricht pour un nouveau cadre budgétaire. Signe de la place centrale de l'Europe pour la nouvelle équipe au pouvoir à Berlin, Olaf Sholz se rendra dans la foulée à Bruxelles, pour y rencontrer les dirigeants des institutions de l'Union européenne et préparer le sommet européen des 16 et 17 décembre.

«Vous pourrez compter sur le soutien de l'Allemagne»

Saluée par Paris, la feuille de route des quatre années à venir signée par Olaf Scholz avec ses alliés de coalition écologistes et libéraux témoigne d'ambitions nouvelles côté allemand en matière de politique européenne après la tiédeur des années Merkel sur le sujet. Cet accord de coalition offre une «base de travail extrêmement solide» pour réformer l'Europe, a souligné le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.

Sur plusieurs priorités de la présidence française, le salaire minium, la taxe carbone aux frontières de l'UE ou la souveraineté stratégique européenne, le nouveau gouvernement allemand s'est déjà montré allant. «Du premier jour jusqu'au dernier, vous pourrez compter sur le soutien de l'Allemagne (..) pour que nous travaillions à une Europe forte et souveraine», a déclaré la nouvelle cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, qui a précédé la chancelière, jeudi, à Paris.

Dissonance sur le nucléaire

Les discussions s'annoncent plus difficiles en revanche sur le nucléaire, que Paris souhaite intégrer dans une liste européenne des énergies «vertes» ouvrant accès à des financements spécifique, au grand dam des Verts allemands et de leur candidate malheureuse à la chancellerie, désormais cheffe de la diplomatie.

Le président Macron souhaite aussi «repenser» les règles budgétaires encadrant les déficits publics et l'endettement de chaque État-membre, un sujet qui risque de hérisser le ministre des Finances allemand, le Libéral Christian Lindner.

(L'essentiel/AFP)

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