Pour son action humanitaire – Schumacher fait citoyen d'honneur à Sarajevo

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Pour son action humanitaireSchumacher fait citoyen d'honneur à Sarajevo

Alors que le pilote allemand est toujours hospitalisé après sa chute à ski survenue le 29 décembre, la Ville de Sarajevo lui a rendu hommage ce mardi.

Le champion allemand de Formule 1 Michael Schumacher, hospitalisé depuis quatre mois après un grave accident de ski, a été nommé mardi citoyen d'honneur de Sarajevo pour être venu au secours des enfants blessés pendant la guerre des années 1990. L'Assemblée du canton de Sarajevo a récompensé «les mérites extraordinaires de Michael Schumacher qui a aidé des enfants victimes de la guerre à Sarajevo et sa contribution au développement des principes de l'humanité entre les peuples de nationalités et confessions différentes», explique-t-on dans la décision adoptée.

Le pilote automobile s'était rendu à deux reprises à Sarajevo peu après la fin du conflit intercommunautaire, en 1996 et 1997, pour réclamer depuis la capitale bosnienne, alors encore en ruine, des fonds pour soigner des enfants blessés. «Après la guerre en Bosnie, M. Schumacher finançait lui-même les soins des enfants qui pendant la guerre ont été amputés des bras et des jambes et il a gagné ainsi à jamais les sympathies des Bosniens», a expliqué Nedzad Fazlija, l'international bosnien de tir et élu local à l'origine de l'initiative.

En phase de réveil

En 1999, Schumacher avait fait expédier en Bosnie un véhicule spécialement équipé pour transporter des enfants handicapés à la suite d'explosions de mines après la fin de la guerre. Environ 1 500 enfants ont été tués pendant le siège de Sarajevo entre avril 1992 et décembre 1995 et près de 15 000 ont été blessés. Hospitalisé depuis le 29 décembre à Grenoble (Alpes françaises), Schumacher, 45 ans, avait violemment heurté un rocher de la tête, en skiant en compagnie de son fils et d'un groupe d'amis dans une station de sports d'hiver française.

Lors de son admission à l'hôpital, il souffrait de lésions crâniennes «diffuses et graves». Après avoir été plongé dans un coma artificiel, il a été placé le 30 janvier en phase de réveil, qui consiste à réduire progressivement les sédatifs qui lui sont administrés, un processus très long.

(L'essentiel/AFP)

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