Bien-être animal: Sectionner la queue des porcs, le Luxembourg est à la traîne

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Bien-être animalSectionner la queue des porcs, le Luxembourg est à la traîne

LUXEMBOURG – La Commission européenne a rappelé à l'ordre le Grand-Duché sur la législation en matière de traitement des porcs. Le ministre de l'Agriculture s'explique.

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nc

AFP

Sectionner partiellement la queue des porcs, notamment des porcelets, dans les élevages est une pratique interdite lorsqu'elle n'est pas exceptionnelle. Mardi dans une question parlementaire, la députée Chantal Gary (déi gréng) a rappelé que le Luxembourg avait été épinglé par la Commission européenne, qui le jugeait non conforme sur cette question de la caudotomie. En août 2020, les instances européennes avaient même indiqué que seules la Finlande et la Suède appliquaient l'interdiction.

«Il n’y a pas eu de contrôles spécifiques relatifs à la section partielle de la queue des porcelets», répond le ministre de l'Agriculture, Claude Haagen, évoquant les cinq dernières années. Et puisqu'il existe une dérogation qui rend possible la caudotomie en cas de blessures sur les animaux, «il est très difficile de constater les infractions au règlement». Dans tous les cas, «les infractions ne sont pas sanctionnées par une amende».

«Des projets seront initiés avec les éleveurs»

Alors comment faire pour améliorer le bien-être des porcs, glisse Chantal Gary? «Le plan actuel prévoit une autoévaluation des facteurs influençant le phénomène» des morsures, qui pourraient donc provoquer les blessures amenant à prendre la décision de sectionner partiellement la queue. «Logement des porcs, climat dans les porcheries, alimentation», devraient être analysés, détaille le ministre, «par l’éleveur en collaboration avec son vétérinaire». Et tout le processus du traitement de l'animal pourrait ainsi s'améliorer.

«Des projets seront initiés avec les éleveurs», promet Claude Haagen, qui devraient permettre aussi de «détecter les élevages à problèmes au niveau des abattoirs». Plus largement, le ministre luxembourgeois rappelle que la problématique doit se régler au niveau européen et qu'un plan d'action a été retravaillé par le Grand-Duché. «Dans les établissements d’engraissement, les porcelets proviennent souvent de l’étranger et à ce niveau, il est difficile de trouver des porcelets n’ayant pas subi la caudotomie», ajoute Claude Haagen.

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