Tennis/Wimbledon: Serena Williams, pour un énième retour gagnant?

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Tennis/Wimbledon Serena Williams, pour un énième retour gagnant?

Les retours en fanfare, Serena Williams sait faire: après des blessures, une maladie, une grossesse, l’Américaine a toujours réussi, jusque-là, à redevenir la patronne du circuit.

Serena Williams of the US, playing with by Tunisia's Ons Jabeur (R), returns the ball to Japan's Shuko Aoyama and Taiwan's Chan Hao-ching during their women's doubles quarter final tennis match on day four of the Eastbourne International tennis tournament in Eastbourne, southern England on June 22, 2022. (Photo by Glyn KIRK / AFP)

L’ex-N°1 mondiale, désormais 411e au classement WTA, a bénéficié d’une «wild card» pour participer au Majeur sur gazon cette année.

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Les retours en fanfare, Serena Williams sait faire: après des blessures, une maladie, une grossesse, l’Américaine a toujours réussi, jusque-là, à redevenir la patronne du circuit. Mais qu’en sera-t-il cette fois à Wimbledon où, à 40 ans, elle revient après un an sans jouer? «Je n’ai pas pris ma retraite. J’avais besoin de me soigner physiquement et mentalement, je n’avais pas de projets, c’est juste que je ne savais pas quand j’allais faire mon retour et dans quel état je reviendrai», a confié samedi la joueuse qui avait quitté le Center Court sur un abandon au premier tour en 2021 en raison d’une blessure à la cuisse.

Si elle y a remporté sept de ses 23 titres du Grand Chelem, et y a joué quatre finales supplémentaires, l’ex-N°1 mondiale désormais 411e au classement WTA, a bénéficié d’une «wild card» pour participer au Majeur sur gazon cette année. Après quasiment 12 mois loin des compétitions, Williams est revenue sur le circuit par la petite porte, par surprise même, mardi au tournoi WTA 250 d’Eastbourne, en double avec la Tunisienne Ons Jabeur (3e mondiale en simple).

Quatre pauses durant sa carrière

Même si leur parcours a été stoppé avant les demi-finales sur forfait de Jabeur, Williams a assuré avoir obtenu «exactement ce dont (elle avait) besoin en venant» à Eastbourne. À quatre reprises dans sa carrière débutée en 1995, elle avait dû faire une pause. En août 2003, une opération à un genou avait interrompu une phénoménale série: titres consécutifs à Roland-Garros, Wimbledon et US Open 2002, enchaînés avec le titre à l’Open d’Australie 2003, puis une demie à Roland-Garros et un nouveau titre à Wimbledon.

À son retour à Key Biscayne en avril 2004, elle s’était imposée d’entrée pour décrocher le 24e de ses 73 titres. Elle avait ensuite atteint la finale à Wimbledon en juillet, mais avait dû attendre l’Open d’Australie 2005 pour décrocher un nouveau Majeur, le septième. En 2006, son genou gauche lui avait de nouveau fait manquer six mois. Elle avait alors dégringolé jusqu’au 140e rang mondial et terminé l’année sans le moindre titre en n’ayant joué que quatre tournois. En 2007, elle était remontée jusqu’au 5e rang mondial avec au passage un nouveau titre à l’Open d’Australie.

En 2010, les ennuis physiques avaient repris avec notamment un pied abîmé en marchant sur des éclats de verre, deux opérations et une hospitalisation d’urgence en mars 2011 à la suite d’une embolie pulmonaire. Son retour pour la tournée estivale sur gazon ne lui avait pas permis d’endiguer une nouvelle chute au classement mondial, jusqu’au 175e rang en juillet. Mais elle avait de nouveau retrouvé une bonne carburation à l’occasion des tournois sur dur qui avaient suivi, jusqu’à atteindre la finale à l’US Open.

(AFP)

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