Etats-Unis – «Si Hillary est élue, j'irai lui parler de poules»

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États-Unis«Si Hillary est élue, j'irai lui parler de poules»

Après les vaccins, Bill Gates veut réduire la pauvreté grâce aux gallinacés. Et il ne rechigne pas à payer davantage d'impôts.

Bill Gates était présent à Londres lors d'une conférence sur la science et l'innovation.

Bill Gates était présent à Londres lors d'une conférence sur la science et l'innovation.

Bill Gates, 61 ans, fait partie depuis plusieurs années des hommes les plus riches de planète avec une fortune de plus de 80 milliards de dollars. C'est aussi un des plus farouches partisans des augmentations d'impôts pour les plus fortunés, comme il le rappelle dans une interview donnée à l'alliance des principaux journaux européens et reproduite dans le journal suisse Tages-Anzeiger.

«J'ai déjà payé plus de 10 milliards de dollars en impôts, plus que n'importe quel citoyen américain. Mais j'ai toujours dit que le système fiscal américain peut être progressif. Il y a encore de la marge pour augmenter les impôts sans créer d'impulsions négatives», a déclaré le cofondateur de Microsoft.

Pas intéressés par la politique

Mais ce dont il est le plus fier, c'est du succès de sa fondation pour les vaccinations. «Nous avons travaillé avec les fabricants, augmenté la concurrence, baissé les prix, récolté de l'argent et fourni les pays concernés. Plus de huit millions de personnes ont ainsi été sauvées.» Il en profite également pour rejeter les rumeurs qui le voyaient dans le gouvernement en cas de victoire d'Hillary Clinton. «Non, ni moi ni ma femme ne sommes intéressés par la politique. Nous pouvons agir par le biais de notre fondation et là, nous sommes bons. Je ne peux pas m'imaginer dans une fonction politique à plein temps».

Fervent partisan du droit des femmes, Bill Gates saluerait une victoire de la candidate démocrate. «Mais cela ne changerait rien au fait que ce sont souvent les femmes les premières victimes de la pauvreté. Et on peut réduire la pauvreté et les inégalités avec des poules. Elles contribuent aux revenus des familles et influencent l'alimentation des enfants. Un œuf par semaine suffit contre les carences nutritionnelles des enfants. Si Hillary est élue, j'irai la voir et lui parlerai de poules. Plus de poules pour l'Afrique!».

(L'essentiel/Pascal Schmuck/nxp)

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