Chutes sur le Tour – «Si on ne change rien, un jour on va avoir des morts»
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Chutes sur le Tour«Si on ne change rien, un jour on va avoir des morts»

Marc Madiot, manager général de l'équipe Groupama-FDJ, a poussé un gros «coup de gueule», après les chutes qui ont émaillé la 3e étape du Tour.

«C'est plus du vélo», «c'est ça le Tour»: le final de la troisième étape du Tour de France, à l'approche de Pontivy (Morbihan), a été marqué par une série de chutes qui ont suscité des réactions contrastées. «Mouvementé», «nerveux»: lundi matin au départ, les sprinteurs néerlandais Cees Bol et français Bryan Coquard avaient pressenti l'atmosphère du final de l'étape, la première de cette édition à offrir un profil favorable aux sprinteurs.

Dès le km 37, une première alerte rouge avait retenti quand le vainqueur du Tour 2018 Geraint Thomas (Ineos) avait tâté du bitume. Vingt kilomètres plus tard, grâce à l'aide de ses équipiers, le Gallois était de retour dans le peloton au contraire de Robert Gesink (Jumbo), lieutenant de Primoz Roglic contraint de jeter l'éponge.

«Ce n'est pas digne de notre sport»

Dans la descente étroite et sinueuse vers Pontivy, où devait avoir lieu le premier sprint massif de la 108e édition du Tour, c'est le leader slovène qui est tombé à son tour, à la suite de son équipier américain Sepp Kuss. Bis repetita dans un virage en descente, à moins de 5 kilomètres de la ligne: chute et ralentissement pour les sprinteurs comme Arnaud Démare (Groupama-FDJ), ou les hommes de classement comme le vainqueur sortant Tadej Pogacar (UAE) ou l'Australien Jack Haig (Bahrain).

«C'est plus du vélo, là», a fulminé à l'arrivée Marc Madiot, le manager général de la Groupama-FDJ. «Peut-être qu'il faut adapter le matériel autrement, il faut qu'on trouve des solutions. Il faut qu'on change les choses, on ne peut pas continuer comme ça. Ce n'est pas digne de notre sport!», s'est-il indigné devant les caméras de France Télévision. Le patron de la Groupama-FDJ en a rajouté une couche: «Je suis père de famille (...) je n'ai pas envie de voir mon gamin faire cycliste professionnel après ce qu'on a vu. Il faut qu'on trouve des solutions, on ne peut pas continuer comme ça. Si on ne le fait pas, un jour on va avoir des morts. Ce n'est pas digne de notre sport».

(pp/L'essentiel/afp)

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