Tour de France – «Si tu tombes, c'est une chute de 150, 300 mètres»

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Tour de France«Si tu tombes, c'est une chute de 150, 300 mètres»

Gravir l'Alpe-d'Huez à deux reprises a un prix. La descente du col de la Sarenne est jugée très dangereuse par de nombreux coureurs notamment par Andy Schleck.

Andy Schleck ne cache pas son appréhension avant l'étape du jour. Depuis le début du Tour, le Luxembourgeois fustige la descente suivant la première montée de l'Alpe-d'Huez. «Si tu as une crevaison avant un virage ou si tu sors de la route avec un peloton qui roule à bloc, tu ne tombes pas dans l'herbe. C'est une chute de 150, 300 mètres».

Cette descente problématique n'a jamais été empruntée par le Tour de France, au contraire d'autres courses cyclistes comme le Dauphiné Libéré. Cette première sur la Grande Boucle s'explique par le désir des organisateurs de franchir l'Alpe-d'Huez à deux reprises dans une seule étape, une première. Mais la direction de course est consciente du risque que représenterait cette descente en cas de pluie ou de mauvaise visibilité et envisagerait de renoncer à la deuxième montée vers l'Alpe.

Un cas de figure que le maillot jaune Chris Froome aborde avec pragmatisme. «Ce serait triste. Une double ascension de l'Alpe-d'Huez dans la même étape, c'est très beau. Mais ce qui doit passer en premier lieu, c'est la sécurité des coureurs. S'il pleut à ce moment-là, les organisateurs devraient prendre la décision d'une seule ascension. Ce serait dommage mais, je le répète, la sécurité des coureurs est prioritaire. La descente (de Sarenne) est dangereuse, le revêtement n'est pas bon. Mais, s'il faut le faire, il n'y a pas de problème, on est prêts. Les conditions sont les mêmes pour tout le monde».

(L'essentiel Online/20minutes.ch)

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