CAN-2013 – Six dénonce la «dictature» arbitrale

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CAN-2013Six dénonce la «dictature» arbitrale

Le sélectionneur français du Togo, furieux du but refusé face à la Côte d'Ivoire (1-2) mardi, parle de «dictature» arbitrale, et reproche à la Fédération ses «conneries» sur la liste des joueurs.

L'ancien attaquant messin en conférence de presse, mardi.

L'ancien attaquant messin en conférence de presse, mardi.

AFP

Qu'avez-vous pensé du match?

Didier Six: «On a réussi à contenir la Côte d'Ivoire, voire plus. On a une équipe qui est à découvrir. Sabri (NDLR: Lamouchi, sélectionneur de la Côte d'Ivoire), qui est un ami, a dit: "On ne méritait pas la victoire aujourd'hui". C'est toujours facile de dire ça quand on a les trois points, mais la vérité était là».

Vous avez écourté votre conférence d'après-match en lançant que les «règles du football n'avaient pas été respectées. C'est-à-dire?

«Il y a eu trop d'erreurs d'arbitrage. Ce n'est pas une excuse, mais il y a eu trop de choses anormales. Et notamment ce but, qui était tout à fait valable. L'arbitre donne un coup de sifflet, ça veut dire que le joueur peut jouer! Il voit que les Ivoiriens ne sont pas prêts, et comme il a peur d'un gros cirque, il refait jouer. S'il faut attendre que les messieurs qui ont une grande supériorité hiérarchique s'installent, il faut nous le dire!»

En avez-vous parlé avec l'arbitre?

«C'est de la dictature. Ca ne sert à rien, le match est fini. Mais par contre, je peux exprimer mon mécontentement d'une certaine façon».

En quittant la conférence de presse...

«J'ai une obligation d'aller en conférence de presse, sinon il y a des amendes. Mais je suis en désaccord complet, il faut arrêter les conneries, pour nous ou pour les autres. Si ma brève intervention en conférence de presse peut faire bouger la CAF sur le côté arbitral, ça fera du bien à tout le monde».

Craignez-vous que ça se reproduise?

«On ne se pose pas en victime, même si on est la victime par rapport aux points. Mais quand il faut dire les choses, il faut les dire. Si on n'a pas le droit de le dire, c'est de la dictature».

Adebayor peut-il donner plus?

«Il a peut-être fait le match le plus dur en marquage. Il va monter en puissance. Ce premier ballon (NDLR: duel perdu face au gardien ivoirien à la 2e minute), qui était assez facile pour un buteur, l'a perturbé pendant vingt minutes. C'est un peu resté dans sa tête, mais en tant que grand professionnel, il a réussi à passer cette étape-là. Il reste le leader».

Quelle est votre relation avec lui?

«J'ai de très bonnes relations avec Sheyi (Adebayor), on se respecte énormément. Je l'apprécie parce qu'il a un discours positif, et nous sommes en osmose sur les discours. Maintenant, arrêtons les conneries de la Fédération qui dit que je ne voulais pas de Sheyi ni d'Agassa: je me tire une balle dans la tête et une balle dans le pied, je serais con en tant qu'entraîneur de ne pas vouloir d'Agassa ni d'Adebayor! C'est la Fédération qui s'est couverte vis-à-vis du ministère. Quand je sais qu'Agassa revient de blessure et que j'ai une liste de 23 à donner, je suis obligé d'aller voir le président pour lui demander: qu'est-ce qu'on fait? Concernant Sheyi, il me dit que le joueur a vu le président de la République la veille, il lui a dit qu'il venait, il faut le mettre dans la liste. OK, on le met dans la liste. Et qu'on ne me dise pas que j'ai enlevé Sheyi de la liste, il en était hors de question! J'ai mis Adebayor dans toutes les listes que j'ai faites depuis 15 mois. Il n'est pas venu toutes les fois. Mais j'en parlerai à la fin de la CAN, aujourd'hui le sujet, c'est la CAN».

(L'essentiel Online/AFP)

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