En Moselle – Smart vote contre le projet de loi travail

Publié

En MoselleSmart vote contre le projet de loi travail

HAMBACH - Les salariés de Smart France, qui avaient approuvé fin 2015 un retour aux 39 heures payées 37, étaient appelés mardi à participer à la votation citoyenne sur le parking de l'usine.

Les salariés avaient dit «oui» aux 39 heures payées 37.

Les salariés avaient dit «oui» aux 39 heures payées 37.

Sur les bulletins proposés à la sortie de l'usine d'automobiles, les salariés qui souhaitaient prendre part au vote se sont prononcés en faveur ou contre le retrait du projet de loi travail. «On veut montrer qu'on n'a pas peur de la démocratie. Nous, c'est pas le 49.3», a déclaré le responsable départemental FO de Moselle, Alexandre Tott, pour expliquer le sens de «cette journée d'action supplémentaire contre la loi travail». Depuis trois semaines, les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, avaient organisé une campagne de votation citoyenne dont ils ont remis mardi matin à l’Élysée des résultats partiels, tirés du dépouillement de plus de 700 000 bulletins. Parmi eux, 92% ont voté pour le retrait du texte, 8% pour son maintien.

En Moselle, où près de 10 000 bulletins ont été récupérés depuis le début de la campagne, «99,9% des salariés ayant pris part au vote sont contre la loi travail», a estimé le responsable CGT-UD Moselle, Guy Keibler. Le site de l'usine Smart a été choisi comme un «symbole» pour la clôture de la votation car «l'usine a servi de laboratoire national aux dispositions de la loi El-Kohmri», estime M. Tott, pour lequel le fabricant d'automobiles a déjà mis en place «un concentré de ce qui sera rendu légal par la loi travail demain dans toutes les entreprises». De nombreux salariés de l'usine s'arrêtaient en début d'après-midi devant l'urne pour y glisser un bulletin.

«On commence à faire n'importe quoi avec ce pour quoi se sont battus les anciens», s'est indigné un salarié, inquiet pour les effets du projet de loi sur les plus âgés qui auront selon lui «le plus de mal à retrouver du travail» si les règles en matière de licenciement sont assouplies. La direction de l'usine avait indiqué ne pas avoir donné son autorisation pour l'organisation de cette votation.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion