Crise de la dette – Sortir de la zone euro, c'est très simple
Publié

Crise de la detteSortir de la zone euro, c'est très simple

Mais l'inconvénient, c'est qu'il faut aussi sortir de l'Union européenne. Et si la sortie de la zone euro est prévue par les traités européens, l'expulsion d'un pays est illégale.

La journée de mercredi pourrait être décisive pour la Grèce. La sortie de la zone euro du pays n’est plus vraiment évoquée, mais en septembre dernier, à cette question, la Commission européenne avait affirmé qu’il était impossible pour un État membre de «sortir ou se faire expulser de la zone euro». Si l’expulsion est en effet anticonstitutionnelle, selon l’article 49A du traité de Lisbonne, «tout État membre peut décider, conformément à ses règles institutionnelles, de se retirer de l’Union». Cette sortie entraînant de fait la cessation des traités, dont celui de la zone euro.

En bref, il est possible de sortir de la monnaie unique en quittant l’Union européenne. Ainsi, n’importe quel pays pourrait, en «dénonçant le traité» selon ses dispositions, se retirer de l’UE des 27 et perdre les avantages en même temps que les inconvénients. Le ministre néerlandais des Finances, Jan Kees de Jager, avait demandé en septembre une sanction pour les pays qui mettent l’eurozone dans l’embarras, affirmant qu’un «pays qui ne souhaite pas satisfaire aux exigences, n’a pas d'autre option que de quitter» la zone.

Et si la solution venait des dérogations permanentes, comme celle du Royaume-Uni depuis 1992 avec le traité de Maastricht? À cette époque, si tous les pays s'engageaient à s'inscrire dans les deux zones européennes, certains pouvaient entrer dans l'UE sans entrer dans la zone euro. Depuis le traité de Lisbonne, les pays de l'UE qui n'entrent pas dans la zone euro sont tout de même soumis à des règles (MCE II), qui amènent à la monnaie unique. Ainsi, la Grèce pourrait demander à faire l'inverse: sortir de la zone euro sans quitter les 27...

(JV/L'essentiel Online)

Ton opinion