Chronique humoristique – Stéphane Guillon imagine la vie sexuelle de DSK

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Chronique humoristiqueStéphane Guillon imagine la vie sexuelle de DSK

L'humoriste français estime que Dominique Strauss-Kahn, héros de «Sexe à Manhattan», aurait pu faire preuve de panache dans le dernier épisode de la meilleure série TV française de l'été.

Un peu plus d'un an après son licenciement de la radio de service public française pour avoir notamment allumé Dominique Strauss-Kahn, Stéphane Guillon remet le couvert. Le journal «Libération» annonce à sa Une du 19 septembre que l'humoriste écrira chaque mardi la chronique «Ironiques». Et, à tout seigneur, tout honneur, sa première victime est DSK.

Dans son premier billet d'humeur, intitulé «Les espoirs de la gauche sur la moquette du Sofitel», consacré à Dominique Strauss-Kahn, Stéphane Guillon revient sur l'affaire DSK dont le scénario est digne d'un épisode de série télé.

«5 mois de suspense pour finir comme ça!»

«Décidément, les séries françaises sont pathétiques! Le dernier épisode de «Sexe à Manhattan» dimanche soir sur TF1 fut affligeant. Cinq mois de suspense torride pour finir comme ça! C'est dommage parce que le scénario au départ était génial: un homme politique français, directeur du FMI, accusé de viol par une femme de chambre à New York, alors qu’il s’apprête à annoncer sa candidature à la présidence de la République. Le type s’appelle Dominique, il est socialiste, ultrafavori dans les sondages, mais priapique au dernier degré, il commet l’irréparable...» écrit l'humoriste.

Et Stéphane Guillon de souligner qu'il y a pour lui un problème de crédibilité dans le scénario. Comment «le gars porte tous les espoirs de la gauche» et dont le parti n’a pas remporté une élection présidentielle depuis 1981 peut se faire si facilement avoir?, s'interroge-t-il. «Tout le monde sait que sa seule faiblesse c’est sa braguette, et... ses camarades, ses amis le laissent sans surveillance dans un hôtel. Livré à ses démons. Votre meilleur ami est boulimique et vous l'enfermez une nuit entière dans l'épicerie fine!», ironise Stéphane Guillon.

«On a enchaîné 75 positions du kamasutra!»

Alors que tout l'été, les épisodes («Rikers Island», «L’Appart à 50 000 dollars», «Les Mensonges de Nafissatou»,...) se sont enchaînés et ont tenu en haleine le public, dimanche, l'épilogue intitulé «Faute morale» a été nul, poursuit-il. «Jamais, dans la vraie vie, un homme politique, ayant tiré des coups un peu partout, ne serait convié à s’expliquer au journal de 20 heures. Ou alors, il aurait fallu que la scène se passe chez Mireille Dumas, style confession intime», analyse l'humoriste.

Stéphane Guillon imagine comment la première saison de la série «Sexe à Manhattan» aurait pu ravir ses fans: «Le côté vieux chat de gouttière repentant pris la main dans le pot de confiture, c'est pas le Dominique qui nous captive depuis des mois. Fallait une fin qu’ait du panache, un héros qui assume: «Oui, j'aime le sexe, je trompe Anne et elle est au courant!». Fallait aller jusqu'au bout: «Je vais vous dire Claire ce qu'il s'est passé dans la suite 2806: on s'est éclaté comme des bêtes, on a enchaîné 75 positions du kamasutra en moins de 6 minutes 30, jamais pris un tel pied!»

L'essentiel Online avec gco

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