Film «Widows» – Steve McQueen revient avec une ode aux femmes

Publié

Film «Widows»Steve McQueen revient avec une ode aux femmes

Le réalisateur oscarisé il y a quatre ans propose «Widows», une adaptation d'un roman, qui fait la part belle aux femmes et aux Noirs.

Quatre ans après son Oscar pour «12 years a slave», le Britannique Steve McQueen revient sous les projecteurs avec son nouvel opus, «Widows» («Les Veuves»), en salles mercredi, un film coup de poing qui fait la part belle aux femmes. Et presque six mois après «Ocean's 8», le réalisateur de «Shame» donne lui aussi sa version du braquage 100% féminin. Avec en vedette Viola Davis, première actrice noire en lice pour trois Oscars (elle en a remporté un pour «Fences»" l'an dernier).

«Widows» est l'adaptation d'une série britannique éponyme de 1983, que McQueen regardait, adolescent, et qui lui «parlait en tant que garçon noir de 13 ans à Londres». Dans cette série (l'histoire de femmes qui prennent leur destin en main après la mort de leurs conjoints dans un braquage), «ces quatre femmes étaient jugées sur leur apparence plutôt que sur leur personnalité», a-t-il expliqué, début septembre, au festival du film de Toronto, où il présentait son film. «Et à l'époque c'était également mon cas».

Les Noirs au cœur de l'histoire

Dans le film de 2018, Viola Davis incarne Veronica, qui mène une vie confortable à Chicago grâce aux activités criminelles de son conjoint Rawlins (Liam Neeson). Jusqu'au jour où Rawlins et ses trois complices sont tués dans un braquage qui tourne mal. Lorsqu'un malfrat local et son bras droit viennent réclamer l'argent du butin à Veronica, celle-ci parvient à enrôler les trois autres veuves pour mener à leur tour un «braquage» censé leur redonner le contrôle de leurs existences.

Si Viola Davis est satisfaite des rôles valorisants écrits pour les femmes, elle aimerait que cela s'applique aussi aux acteurs noirs. «Je crois que les récits en cours d'écriture à Hollywood doivent refléter un monde et des cultures qui sont en train de changer». «Je ne veux plus voir de film où une personne noire fait son entrée à la deuxième scène et c'est un conducteur de bus, un travailleur social ou l'avocat, et où les gens disent "au moins ils font partie de la distribution"», explique-t-elle. «Cela ne suffit pas qu'ils soient là. Je veux qu'ils soient au cœur de l'histoire».

(L'essentiel/afp)

Ton opinion