Lucien Czuga – «Superjhemp est le cliché du Luxembourgeois»

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Lucien Czuga«Superjhemp est le cliché du Luxembourgeois»

Que serait la BD luxembourgeoise sans Lucien Czuga? Rien d'autre qu'un fantasme. À quelques heures du festival, l'auteur confie ses impressions.

L'essentiel: Parlez-nous de vos premiers pas en tant que dessinateurs.

Lucien Czuga: J'ai débuté en 1986 dans un journal gratuit intitulé Weekend. C'est là que nous avons créé le personnage de Superjhemp avec Roger Leiner. En novembre 1988, nous avons sorti la toute première bande dessinée qui était luxembourgeoise.

Justement, qu'en est-il de l'industrie de la bande dessinée au Grand-duché?

Moi et Roger Leiner sommes la définition de la BD au Luxembourg (rires). Nous avons une sorte de monopole, mais contraint... Les Luxembourgeois n'osent pas faire de la bande dessinée. Ils préfèrent travailler dans les banques ou être employés d'État.

Pourquoi «Superjhemp» plaît-il autant aux gens?

Il correspond typiquement au cliché du Luxembourgeois: un fonctionnaire d'État, qui fait ses courses chez Cactus. Physiquement, il est bâti en forme de poire (rires). C'est le seul superhéros qui vole les mains dans les poches. Mais attention, il défend le Luxembourg bec et ongles. Entre-temps, il part quatre fois par an en vacances.

Pourriez-vous raconter une anecdote parmi tous les festivals de Contern auxquels vous avez participé?

Il y en a tant! Je retiendrais mes rencontres avec les grands noms de la BD européenne. Mais aussi ce jour où il faisait si chaud qu'on a vidé un seau de sangria à la paille!

Qu'allez-vous présenter de particulier cette année?

Nous avons sorti un album spécial, le premier Superjhemp en format original. Seuls 1 000 exemplaires sont disponibles. Nos fans pourront se le procurer pour une somme de 75 euros.

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