Prix au Luxembourg – Sur l'énergie, peu de foyers font jouer la concurrence

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Prix au LuxembourgSur l'énergie, peu de foyers font jouer la concurrence

LUXEMBOURG – L'Institut luxembourgeois de régulation (ILR) a regretté lundi que les foyers aient tendance à conserver longtemps le même fournisseur d'énergie.

Claude Hornick reconnaît que les différences de prix entre les fournisseurs ne sont pas énormes.

Claude Hornick reconnaît que les différences de prix entre les fournisseurs ne sont pas énormes.

Editpress/Julien Garroy

L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie en 2007 n’a pas changé grand-chose pour les foyers du Luxembourg. C’est ce qu’a constaté lundi l’Institut luxembourgeois de régulation (ILR), en dévoilant un sondage mené par TNS Ilres. Il en ressort un paradoxe: huit personnes sur dix estiment que l’ouverture à la concurrence est une bonne chose, mais seulement un ménage sur six reconnaît comparer les offres.

«Le sujet concerne et intéresse les ménages», explique Luc Tapella, directeur de l’ILR. Pour preuve, 84% des sondés indiquent être prêts à changer leurs habitudes de consommation d’énergie pour faire des économies, ou le font déjà. Pourtant, le sondage montre aussi qu’un tiers des ménages ne consultent pas leur facture d’électricité ou de gaz, tandis que huit sur dix ne connaissent même pas le nom de leur fournisseur.

Des tarifs dynamiques?

Le désintérêt des citoyens pour les factures d’énergie s’explique notamment par le fait que ce poste «ne constitue qu’une faible part du budget des ménages», explique Claude Hornick, chef du service énergie à l’ILR. De plus, les différences de prix n’excèdent pas une centaine d’euros par an. «Beaucoup de gens croient aussi que changer de fournisseur est compliqué, les gens ne savent pas s’y prendre», reprend Claude Hornick, qui «lance un appel aux ménages pour qu’ils consultent l’outil Calculix, de l’ILR, qui permet justement de voir les offres les plus intéressantes. Il est actuellement utilisé par 4% des personnes concernées.

L’ILR invite les fournisseurs à instaurer des tarifs plus dynamiques. «Lorsque l’énergie solaire et éolienne est abondante, le prix diminue sur le marché de gros. Mais le consommateur ne profite pas de cette volatilité», développe Claude Hornick. Des tarifs plus fluctuants pourraient faire profiter des pics de production, avec le risque de rendre les prix moins lisibles et de répercuter aussi la volatilité à la hausse.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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