Spectacle à la Rockhal – Sur scène pour laisser sortir leurs émotions

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Spectacle à la RockhalSur scène pour laisser sortir leurs émotions

ESCH-SUR-ALZETTE - Des jeunes pris en charge en psychiatrie présenteront un spectacle danse et rap, ce vendredi, à la Rockhal.

20180411. La danse et le rap comme forme de thérapie. Pris en charge aux Hôpitaux Robert Schuman, les participants âgés de 12 à 18 ans du projet « Looss Alles Eraus » ont appris, à travers l’écriture, l’expression corporelle et la musique, à exprimer leur vécu et à s’adapter soi-même. Coachés par la danseuse Sylvia Camarda et le rappeur David Galassi, ils sont prêts à monter sur scène et à laisser libre cours à leurs crétivité. une collaboration entre le Rocklab de la Rockhal, le Service National de Psychiatrie Juvénile des Hôpitaux Robert Schuman, et la Fondation EME. Photo Julien Garroy / Editpress

20180411. La danse et le rap comme forme de thérapie. Pris en charge aux Hôpitaux Robert Schuman, les participants âgés de 12 à 18 ans du projet « Looss Alles Eraus » ont appris, à travers l’écriture, l’expression corporelle et la musique, à exprimer leur vécu et à s’adapter soi-même. Coachés par la danseuse Sylvia Camarda et le rappeur David Galassi, ils sont prêts à monter sur scène et à laisser libre cours à leurs crétivité. une collaboration entre le Rocklab de la Rockhal, le Service National de Psychiatrie Juvénile des Hôpitaux Robert Schuman, et la Fondation EME. Photo Julien Garroy / Editpress

Editpress/© 2017 Julien Garroy / Editpress

Dans la salle de répétition de danse de la Rockhal, une vingtaine de jeunes de 12 à 18 ans, pris en charge par le Service de psychiatrie juvénile des Hôpitaux Robert Schuman, se croisent en courant ou à trottinette, rebondissent sur les murs ou simulent des combats, avec une belle énergie. Ils ont pris au pied de la lettre le titre du spectacle «Looss alles eraus» («Exprime-toi, laisse tout sortir») qu’ils joueront ce vendredi, à la Rockhal.

«Nous leur avons laissé libre choix de leurs envies et proposé une musique qui correspondait», détaille le musicien et rappeur, David Galassi. «Le résultat est que la partie que chacun d’eux présente est comme leur bébé. Ils en ont pris grand soin», ajoute la chorégraphe Sylvia Camarda. Les jeunes ont écrit des textes personnels qu’ils rapperont et déclameront, mais ils ont aussi amené leur savoir-faire.

«Je ne veux pas que les gens nous voient que comme des jeunes en psychiatrie. Si nous sommes là c’est pour montrer que nous avons du talent», souligne Bérénice, 13 ans, qui assurera un solo de danse classique. Bruno, 16 ans, a, lui, apporté ses connaissances en capoeira. «Les répétitions ont été fatigantes, mais je fais ce que j’aime», explique-t-il. «Cela leur permet de découvrir des ressources qu’ils ne se connaissaient pas», apprécient Katja Engelhardt et Vitali Boldt, psychothérapeutes des HRS.

(Séverine Goffin /L'essentiel)

Infos pratiques

«Looss alles eraus». Ce vendredi, à 20h, à la Rockhal.

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