Tests d'émissions polluantes – Tests sur des singes: VW suspend un responsable

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Tests d'émissions polluantesTests sur des singes: VW suspend un responsable

La direction du constructeur allemand a annoncé mardi suspendre son lobbyiste en chef pour le rôle qu'il a joué dans l'organisation des tests d'émissions polluantes sur des singes.

Bruxelles a condamné ces tests.

Bruxelles a condamné ces tests.

AFP

«Thomas Steg (...) est libéré de ses responsabilités jusqu'à ce que la lumière soit faite sur les évènements», a indiqué le numéro un mondial de l'automobile dans un communiqué, assurant que «les investigations (internes) avançaient à grande vitesse».

«Nous sommes choqués par ces nouvelles comme n'importe qui d'autre», a dit le porte-parole de la Commission européenne interrogé par la presse. «Nous prenons note du fait que les autorités allemandes visent à enquêter sur ce sujet et nous espérons qu'elles le feront», a-t-il ajouté. «Je pense que c'est aux autorités nationales de traiter le sujet» et ce type de sujet «requiert une action urgente des autorités nationales», a précisé le porte-parole de l'exécutif européen. La commissaire européenne à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, a estimé sur Twitter que ces tests étaient «immoraux et inacceptables pour une entreprise européenne au XXIe siècle».

Devant des dessins animés

Le scandale des moteurs diesel est revenu hanter les constructeurs allemands après des révélations sur des tests visant des singes et des humains pour mesurer l'impact des émanations du gazole. Volkswagen, BMW, Daimler et l'équipementier Bosch affrontent deux affaires distinctes mais révélées quasi simultanément, impliquant toutes deux un organisme de recherche qu'ils finançaient, l'EUGT, fermé depuis. Le premier scandale, dévoilé par le New York Times, porte sur des tests menés aux États-Unis sur des singes en 2014, enfermés face à des dessins animés pendant qu'on leur faisait respirer la fumée émise par une Beetle, successeur de la Coccinelle, modèle phare de Volkswagen.

Les journaux Stuttgarter Zeitung et Süddeutsche Zeitung ont ensuite évoqué lundi d'autres tests, cette fois en Allemagne et sur des êtres humains. Un institut hospitalier d'Aix-la-Chapelle, mandaté par l'EUGT, aurait ainsi fait inhaler en 2013 et 2014 du dioxyde d'azote (NO2) à 25 personnes en bonne santé, à des concentrations variées, détaillent les deux journaux. Le but était selon l'institut de mesurer l'effet de l'exposition au NO2 sur le lieu de travail, «par exemple pour les conducteurs de poids lourds, les mécaniciens ou les soudeurs», pour recommander une éventuelle baisse des seuils réglementaires.

(L'essentiel/AFP)

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