Au Luxembourg – «Tolérance zéro» face aux troubles à l'ordre public

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Au Luxembourg«Tolérance zéro» face aux troubles à l'ordre public

LUXEMBOURG - Les autorités cherchent une réponse aux manifestations non déclarées dans la capitale, depuis plus d'un mois.

LUXEMBOURG - Les autorités cherchent une réponse aux manifestations non déclarées dans la capitale.

LUXEMBOURG - Les autorités cherchent une réponse aux manifestations non déclarées dans la capitale.

Editpress

Un cordon de policiers lourdement équipés qui barre la rue devant le Palais Grand-Ducal. Une poignée de manifestants prêts à les défier, quitte à faire oublier le message contre les mesures sanitaires de la majorité du cortège, un périmètre de défilé non respecté, un rassemblement non déclaré: ces images inhabituelles à Luxembourg se répètent depuis plus d'un mois, dans la capitale. Samedi dernier, la police a encore dû prévenir des débordements. Faut-il dissoudre les manifestations non déclarées? Infliger une amende aux participants? Sur quelle base légale?

«Il s’agit d’un nouveau phénomène au Luxembourg», note le ministère de la Sécurité intérieure. «Le dispositif de sécurité est adapté en permanence. Le groupe de ce week-end était hétérogène et a évolué depuis les premières manifestations: les uns sont là pour manifester, mais d’autres n’ont qu’une intention, troubler l’ordre public. Face à ces derniers la tolérance sera zéro».

Des activistes, notamment étrangers, ont affiché sur le web leur désir d'en découdre ici. «Nous ne tolérerons aucunement ce genre de tourisme», assure le ministre Henri Kox, qui va rencontrer cette semaine la Ville de Luxembourg, la police et le parquet. Objectif: «Donner les moyens à la police et la justice d'empêcher qu'un petit nombre ne dérange l'atmosphère en ville, les commerces, déjà dans une situation difficile», lance la bourgmestre, Lydie Polfer.

La police appelée à agir sur le Net

«Cela suffit ! Depuis des semaines, ils jouent au chat et à la souris avec la police», a réagi Léon Gloden, dont le parti, le CSV, a sommé, via Facebook, la police «d'agir sur le Net», où certains n'ont pas caché leurs intentions. Si Laurent Mosar a appelé à «dissoudre ces cortèges non déclarés ou hors du périmètre», le ministère de la Sécurité intérieure souhaite «au-delà de la gestion des manifestations, un débat au niveau national, pour prévenir plus efficacement cette radicalisation».

Lundi, les députés DP, Claude Lamberty et Carole Hartmann, ont déposé une question parlementaire urgente concernant un appel sur les réseaux, en vue d'une manifestation devant un hôpital au Kirchberg.

(L'essentiel/ Nicolas Martin)

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