Groupe pétrolier – Total reste en Birmanie malgré la répression
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Groupe pétrolierTotal reste en Birmanie malgré la répression

Le PDG de la multinationale s’est engagé à financer des organisations pour les droits humains, où la répression contre le coup d’État militaire a fait des centaines de morts.

Total a versé environ 230 millions de dollars aux autorités birmanes en 2019, puis environ 176 millions en 2020, sous forme de taxes et «droits à la production». (Photo Martin BUREAU / AFP)

Total a versé environ 230 millions de dollars aux autorités birmanes en 2019, puis environ 176 millions en 2020, sous forme de taxes et «droits à la production». (Photo Martin BUREAU / AFP)

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Le groupe pétrolier français Total a annoncé, dimanche, qu’il maintenait sa présence controversée en Birmanie, où la répression contre le coup d’État militaire a déjà fait des centaines de morts, tout en s’engageant à financer des organisations pour les droits humains dans le pays. Plus de 550 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués par les forces de sécurité depuis le putsch du 1er février qui a renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, et quelque 2 700 personnes ont été arrêtées.

Face à la dégradation constante de la situation, des ONG internationales et locales, relayées par certains politiques en France, ont appelé Total, présent en Birmanie depuis 1992, à quitter le pays. La société va maintenir sa production de gaz qui «alimente en électricité une population nombreuse à Rangoun», la capitale économique, a fait savoir dimanche son PDG Patrick Pouyanné. Le groupe ne veut pas non plus exposer ses salariés sur place au risque de «travail forcé» s’il partait.

La mobilisation se poursuit

Total a versé environ 230 millions de dollars aux autorités birmanes en 2019 et 176 en 2020, sous forme de taxes et de «droits à la production», d’après ses documents financiers. Bloquer nos paiements exposerait «les responsables de notre filiale au risque d’être arrêtés et emprisonnés», a estimé Patrick Pouyanné dans cette tribune parue dans l’hebdomadaire français Le Journal du dimanche. Il s’est engagé à financer des ONG pour les droits humains à hauteur de ce qu’il versera à l’État birman.

Malgré la répression sanglante de la junte, la mobilisation pro-démocratie se poursuit, avec des dizaines de milliers de salariés en grève et des secteurs entiers de l’économie paralysés.

(L'essentiel/afp)

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