Luc Holtz: «Tout le monde s'est investi à 100%»

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Après Turquie-LuxembourgLuc Holtz: «Tout le monde s'est investi à 100%»

En conférence de presse, le sélectionneur du Luxembourg, Luc Holtz, s'est montré très satisfait du match nul en Turquie (3-3), jeudi, en Ligue des nations, même si sa formation a mené trois fois et aurait pu l'emporter.

par
De notre envoyé spécial à Istanbul, Nicolas Grellier
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Gros match du Luxembourg en Turquie!

Gros match du Luxembourg en Turquie!

sportspress.lu/ Jeff Lahr
Les hommes de Luc  Holtz ramènent un point après un beau match nul 3-3.

Les hommes de Luc Holtz ramènent un point après un beau match nul 3-3.

AFP
22092022 UEFA Nations Ligue Turkey - Luxembourg
22092022 UEFA Nations Ligue Turkey - Luxembourg

Ils ont même été tout près d'une victoire, grâce au but de Gerson Rodrigues.

sportspress.lu/ Jeff Lahr

Même si vous n’avez pas gagné, tirez-vous un bilan positif de cette soirée?

Luc Holtz: Avec les gars qui nous manquaient ce soir, on a mené trois fois en Turquie. Je ne pense pas que le Luxembourg ait déjà réussi à faire ça. On a opté pour défendre différemment de d’habitude. On a mis une pression un peu plus haute qu’au match aller. En deuxième mi-temps, ça a été plus difficile, surtout parce que la pression mise par les Turcs a augmenté. Mais au niveau offensif et défensif, on a vu une équipe qui voulait tout faire pour garder le résultat. Malheureusement, ça n’a pas suffi. On a huit points et maintenant on est tourné vers le match de dimanche (au Stade de Luxembourg, face à la Lituanie).

À quel point l’égalisation avant la mi-temps a changé la physionomie du match?

Ça change toujours la physionomie du match quand on encaisse un but. Le risque c’est d’être dans le négatif. J’ai dit aux joueurs à la mi-temps qu'avec notre façon de presser, nous allions forcément avoir plus de difficultés à un moment donné. Il fallait presser au bon moment. Et si physiquement nous n'arrivions plus à le faire, il fallait être patient. Tout le monde s’est investi à 100%. Sans ça, on ne pouvait pas exister.

Pensez-vous que ce genre de match peut faire évoluer les mentalités concernant le Luxembourg?

Ce qui est important pour moi, ce sont surtout les joueurs. Si vous perdez chaque match 5-0, à un moment, vos joueurs ne croient plus en vous. J’ai eu des discussions avec certains d’entre eux après le match et je leur ai dit que la manière dont le Luxembourg jouait il y a une dizaine d'années, avec juste un bloc et la volonté de fermer le jeu, était de l’histoire ancienne. Après, il y a des situations vers la fin du match, où on aurait dû sortir plus vite sur le ballon, où on a été trop passifs. C’est un processus. Je veux que mes joueurs soient positifs, courageux et surtout qu’ils croient en eux. Le mental dans le football, c’est très important.

Est-ce que les erreurs de Maxime Chanot sur les deux premiers buts vous restent un peu en travers de la gorge?

Ça ne me reste pas en travers de la gorge, ce sont des situations de jeu qui sont déjà arrivées par le passé. Je vois le football d’un œil collectif. Sur chaque but, il y a toujours plusieurs responsables. Par exemple, sur le deuxième but, celui contre son camp, on ne met pas assez la pression sur Cengiz Ünder. Peut-être qu’aujourd’hui Max était dans un mauvais jour, mais peut-être que dimanche, ce sera lui qui nous sortira d’une mauvaise situation.

Aviez-vous travaillé tactiquement l’action qui a amené le but de Marvin Martins sur une longue passe d’Anthony Moris?Quand une équipe joue le pressing, il y a des espaces qui s’ouvrent. Le jeu long dans le dos de la défense adverse est alors une arme tactique. J’en parle aux joueurs, après ce sont eux qui prennent les décisions. Si vous ne faites que jouer long, l’adversaire s’y habitue. Sur ce coup là, ça a marché.

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