Marc Wengler – «Très actif, petit, je m'imaginais prof de sports»
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Marc Wengler«Très actif, petit, je m'imaginais prof de sports»

LUXEMBOURG - Jean-Luc Bertrand a reçu Marc Wengler, directeur général des CFL, dans sa séquence «Story» diffusée sur «L'essentiel Radio».

Marc Wengler, directeur général des CFL a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand.

Marc Wengler, directeur général des CFL a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand.

À moins de trois mois de la gratuité des transports publics au Luxembourg, Marc Wengler, directeur général des Chemins de fer luxembourgeois (CFL)a répondu aux questions de Jean-Luc Bertrand dans la séquence «Story», diffusée tout au long de la semaine sur L'essentiel Radio.

«Dans le cadre de la gratuité des transports à partir du 1er mars 2020, on va seulement laisser ouvert deux guichets, celui de la gare de Luxembourg et celui de la gare de Belval», a-t-il rappelé d'emblée. «À Esch-sur-Alzette, on continuera à partager un guichet avec le TICE. Même avant la gratuité, les activités des guichets étaient en diminution d'année en année. Dans le cadre de la fermeture des guichets, nous allons créé le poste "d'agent d'accueil". Nous n'aurons donc pas moins de personnel et l'agent d'accueil se trouvera plus à proximité de la clientèle, sur les quais, là où il y a des flux. Il aura pour rôle principal d'orienter et d'informer les clients.»

D'ici 2027, plus de 4 milliards d'euros seront investis dans des infrastructures ferroviaires au Grand-Duché. «Le montant est énorme et historique, mais c'est le gouvernement luxembourgeois, propriétaire des infrastructures ferroviaires, qui a pris la décision d'investir cette somme», a souligné Marc Wengler. «Au niveau des priorités, il y a trois grands projets: 1. L'extension de la gare de Luxembourg, où 70 000 passagers transitent tous les jours, qui passerait de 4 à 6 quais, 2. La nouvelle ligne à deux voies entre Bettembourg et Luxembourg, 3. Le pont-viaduc à la sortie nord de la gare de Luxembourg et la mise à voie double jusqu'à Sandweiler-Contern».

«Je triais les bouteilles vides chez Coca-Cola»

À la tête des CFL depuis mars 2014, Marc Wengler a pu constater que les résultats du groupe était hausse depuis la cinquième année consécutive et que le chiffre d'affaire était également en augmentation. «Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il y a une "Wengler-Touch"», a-t-il complété avec humilité. «Les projets d'infrastructure sont des projets de longue haleine. La préparation était déjà bonne avant. Mais, c'est vrai, même cette année 2019, on va continuer dans cette direction». Titulaire d'une maîtrise en sciences économiques et d'une riche carrière dans la finance, Marc Wengler a confié au micro de Jean-Luc Bertrand que «professeur d'éducation physique était son premier choix: «car tout petit, je bougeais beaucoup et je faisais pas mal de sports».

Et le premier salaire du directeur général des CFL? «Je l'ai touché lors des vacances scolaires, lorsque je travaillais en tant qu'étudiant chez Coca-Cola», s'est-il souvenu. «J'officiais dans le triage des bouteilles vides et c'était mon premier job rémunéré. Avec ce premier revenu, j'ai acheté une planche à voile, un funboard. À mes 18 ans, c'était la grande liberté, la vie devant soi et l'envie de découvrir de nouvelles choses, d'autres pays et d'autres cultures. Je ne me souviens pas exactement de mon premier voyage en train, mais quand j'étais adolescent, je le prenais souvent, avec le club des jeunes, pour me rendre au nord du pays pour faire des promenades. Je me suis également rendu en Italie, une fois en train, avec des amis que j'ai encore aujourd'hui».

«Le luxe suprême? Passer du temps avec mes amis et ma famille»

Fan de Led Zeppelin et du titre «Kashmir» et de Serge Gainsbourg avec le titre «Bonny and Clyde» qui «lui rappellent son adolescence et son jeunesse», mais aussi de «Blue Eyes» d'Elton John qui lui rappelle «sa rencontre avec son épouse en 1984», Marc Wengler a également été marqué par le titre «Wind of Change» du groupe Scorpions, sorti après la chute du mur de Berlin et lorsqu'il était étudiant. «J'avais le temps de faire la fête quand j'étais jeune», reconnaît-il. «Du moins beaucoup plus qu'aujourd'hui où je privilégie les bons moments avec la famille et les amis. J'essaie également d'alterner entre quelques sports comme le jogging, la natation ou encore le vélo durant l'été. Le luxe, suprême d'ailleurs pour moi, c'est passer du temps avec mes amis et ma famille, de préférence à la maison.»

Celui qui se définirait en un seul mot par «persévérance» se dit de bonne humeur lorsqu'il entend le titre «Sirba» de Vladimir Cosma. «De par mes fonctions professionnelles, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de personnalités», a reconnu Marc Wengler, «mais à titre privé, grâce à des proches investis dans des associations humanitaires, j'ai parlé à plusieurs reprises à des personnes qui ont peu de moyens et qui sont à la marge de la société. En discutant avec eux, j'ai découvert beaucoup de courage et de maturité. Ce sont ces gens-là qui m'ont bluffé», a conclu ce grand fan de de Bruce Springsteen et du titre «Streets of Philadelphia», comme beaucoup d'invités de la «Story» de Jean-Luc Bertrand.

La playlist de Marc Wengler

(Frédéric Lambert / L'essentiel )

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