Luxembourg/Allemagne – Trèves: à 21 ans, elle vit en maison de retraite

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Luxembourg/AllemagneTrèves: à 21 ans, elle vit en maison de retraite

TRÈVES – Anne Bourgmeyer, une étudiante luxembourgeoise, fait de la colocation d'un nouveau genre. Elle cohabite avec... des personnes âgées.

Anne Bourgmeyer, une étudiante luxembourgeoise de 21 ans, bénéficie d'un logement gratuit au sein d'une résidence pour personnes âgées. En échange, elle accorde un peu de son temps aux seniors.

Anne Bourgmeyer, une étudiante luxembourgeoise de 21 ans, bénéficie d'un logement gratuit au sein d'une résidence pour personnes âgées. En échange, elle accorde un peu de son temps aux seniors.

DPA/Harald Tittel

Étudiante à Trèves, Anne Bourgmeyer vient d'emménager dans une résidence pour personnes âgées où elle bénéficie d'un logement gratuit en échange de 35 heures hebdomadaires consacrées à des activités avec les résidents. «Je trouve cela génial», déclare la Luxembourgeoise de 21 ans, qui dit apprendre énormément des seniors lors des moments de partage durant lesquels elle joue, discute ou se promène avec eux. La jeune femme organise également des soirées culinaires et disco au sein de la résidence.

L'objectif de ce projet de cohabitation est d'«insuffler de la vie au sein de la résidence», comme le déclare la directrice de l'établissement Andrea Cremer. Et ce, de la manière «la plus naturelle» qui soit – en plus du programme habituel.

Un contact «extrêmement important»

Début février, la résidence devrait accueillir trois nouveaux étudiants. D'après les recherches faites par Mme Cremer, la résidence de Trèves est la première du genre sous cette forme en Allemagne. Le concept aurait son origine aux Pays-Bas. Le programme serait également conçu pour lutter contre la solitude, comme le souligne la directrice commerciale, Nicole Caspers.

«De nombreux résidents qui emménagent ici sont déracinés. Ils doivent reprendre leurs repères». Même s'ils sont autorisés à y apporter leurs effets personnels, cela n'empêche pas l'isolement. Hans Jürgen Heppner, président de l'association allemande des médecins-gériatres DGG accueille le projet avec enthousiasme. «Le contact avec les jeunes est extrêmement important pour les personnes âgées», dit-il.

(Dustin Mertes/L'essentiel)

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