Crise en Grèce – Trichet parle de correction plutôt que d'austérité

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Crise en GrèceTrichet parle de correction plutôt que d'austérité

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a estimé jeudi, que la Grèce opérait actuellement une «correction» pour des abus passés, davantage qu'une cure d'austérité.

«Ce qu'on appelle austérité aujourd'hui est la correction dans beaucoup de cas d'évolutions passées déraisonnables, qui auraient dû être empêchées», a-t-il déclaré devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, à Bruxelles. M. Trichet répondait à une question d'un député sur la cure d'austérité imposée à la Grèce, l'Irlande et le Portugal, en grave difficulté budgétaire, en échange de l'aide de l'Union européenne et du FMI. «L'augmentation des salaires dans ces trois pays a été beaucoup plus élevée que la moyenne européenne», a déclaré à titre d'exemple, M. Trichet.

Selon lui, «il est clair que la Grèce doit opérer un ajustement» pour retrouver la confiance des marchés tandis que l'Union européenne doit améliorer considérablement sa gouvernance économique pour éviter les dérapages budgétaires à l'avenir, notamment en rendant plus automatiques les sanctions prévues. Mercredi, le Parlement grec a adopté le plan de rigueur réclamé par ses partenaires. Il doit voter jeudi la loi d'application de ce plan s'il veut voir les ministres des Finances de la zone euro, qui ont prévu de se retrouver dimanche, décider de débloquer la cinquième tranche d'aide du prêt accordé en 2010, et s'entendre sur une aide supplémentaire.

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