A Luxembourg – Trois crèches n'ont pas vu leur agrément renouvelé
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À LuxembourgTrois crèches n'ont pas vu leur agrément renouvelé

LUXEMBOURG - Depuis 2017, onze services d'éducation et d'accueil (SEA) ont perdu leur agrément, dont trois la semaine dernière.

Le retrait d'agrément est généralement décidé en dernier recours.

Le retrait d'agrément est généralement décidé en dernier recours.

La semaine dernière, les parents ayant leurs enfants dans les crèches Butzestuff Gasperich, Belair et Babillou Luxembourg* ont appris, du jour au lendemain, qu'elles n'avaient plus leur agrément. «Il s'agit d'une décision administrative», indique d'emblée Fabienne Leukart, coordinatrice de la cellule agrément au ministère de l'Éducation nationale. «Des conditions liées à l'agrément n'étaient plus respectées», ajoute-t-elle. La gestionnaire des structures précise que ses structures ne se sont pas «vu retirer leur agrément» mais qu'elles ont «fait l'objet d'un refus de renouvellement».

Pour avoir son agrément, un service d'éducation et d'accueil (SEA) doit remplir des conditions, notamment au niveau des prestations, des infrastructures, du personnel... Quand les conditions nécessaires à l'obtention de l'agrément ne sont plus respectées, une mise en demeure est envoyée au gestionnaire, «qui a un délai de huit jours à un an pour se mettre en conformité», détaille Fabienne Leukart.

«On ne retire pas l'agrément pour un problème mineur»

À l'issue de ce délai, le gestionnaire est convoqué pour s'expliquer, présenter les documents attestant la mise en conformité, à l'issue de quoi le dossier est classé sans suite si les problèmes ont été résolus. «Selon la situation, un délai supplémentaire peut être accordé. On ne retire pas l'agrément pour un problème mineur. C'est en général une décision qui est prise en dernier recours». Dans le cas présent, cette décision de «découle pas de faits de maltraitance ou de problèmes d'hygiène», indique le ministère.

Fort heureusement pour les parents, les retraits ou non-renouvellements d'agrément restent rares: onze depuis 2017, dont cinq depuis le début de l'année. «Nous connaissons l'impact d'une telle décision. Les gestionnaires sont en général compréhensifs et se mettent en conformité». S'il ne gère pas les inscriptions auprès des SEA, le ministère dispose d'une hotline et d'une adresse mail pour aider les parents dans leurs recherches et répondre à leurs questions.

*Cette situation ne concerne pas les crèches et foyers de jour du Groupe Babilou Family Luxembourg.

(Marion Mellinger/L'essentiel)

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