Sécurité – «Trouver une place aux jeunes à Differdange»

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Sécurité«Trouver une place aux jeunes à Differdange»

DIFFERDANGE - La bourgmestre de Differdange Christiane Brassel-Rausch évoque les problèmes de sécurité et explique l’action de la commune pour les jeunes.

«On ne peut pas nier le problème (NDLR: de sécurité) mais d’un autre côté la commune a tout fait pour que ça change», estime la bourgmestre Christiane Brassel-Rausch.

«On ne peut pas nier le problème (NDLR: de sécurité) mais d’un autre côté la commune a tout fait pour que ça change», estime la bourgmestre Christiane Brassel-Rausch.

Philippe Reuter/revue

L'essentiel: Comment réagissez-vous aux incidents de Differdange?

Christiane Brassel-Rausch: La situation ne s’est pas calmée. On ne peut pas nier le problème, mais d’un autre côté la commune a tout fait pour que ça change. De plus, depuis peu, quatre policiers supplémentaires sont présents sur le terrain. Et quand on les appelle, ils viennent.

Pourquoi la situation s’est-elle dégradée?

Il y a sans doute différents facteurs, la pandémie, le moment de l’année, car normalement le parc ne pose pas de problème. Il est peuplé de familles quand il fait beau. Un café doit aussi prendre ses responsabilités.

Qu’a fait la commune face à ce problème de sécurité?

Nous avons éclairé davantage le parc, les escaliers. Un devis est demandé pour mettre plus de lumière dans la zone en haut où il y a les arbres. Nous sommes en négociation pour installer des caméras mais cela prend du temps car il faut respecter la protection des données. Nous allons mieux éclairer la rue du chemin de fer vers les garages. Il y a aussi les streetworkers que nous voulons doter de vestes, une personne relais issue de la maison des jeunes (outreach). La police a défini un plan local de sécurité basé sur des chiffres concrets.

Les agents de sécurité ont en revanche disparu…

Qu’auraient-ils fait de plus dans un cas comme lundi? Les vigiles, c’était surtout une réaction au sentiment d’insécurité. Ils ne peuvent intervenir et ne peuvent qu’appeler la police.

Les agents municipaux auront des fonctions renforcées…

Mais on ne sait pas encore lesquelles car on attend la loi. Mais on se demande encore si c’est faisable de donner un rôle d’interlocuteurs préférentiels à des gens qui doivent en parallèle donner des amendes. On cherche des solutions pour mieux gérer la situation.

Il y a un problème avec les jeunes de Differdange?

Il faut distinguer la délinquance, le trafic de drogue du ressort de la police et des jeunes qui veulent simplement vivre leur jeunesse et qui y ont droit. Il faut leur trouver une place où ils peuvent mettre de la musique, faire du bruit. Ils n’en ont plus à Differdange. Le service jeunesse y travaille avec la maison des jeunes. Pour trouver un endroit où ils peuvent rire sans qu’on leur envoie la police.

Estimez-vous que la commune est abandonnée par l’État face à ce problème?

Absolument pas. Le ministre de la Sécurité intérieure, M. Kox, est venu ici plusieurs fois. Nous avons obtenu quatre agents supplémentaires. Le plan local de sécurité est une initiative de la police.

(Recueilli par Nicolas Martin/L'essentiel)

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