Affaire Khashoggi – Trump dément couvrir ses alliés saoudiens

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Affaire KhashoggiTrump dément couvrir ses alliés saoudiens

Le président américain est critiqué pour son attitude dans l'affaire Khashoggi, du nom du journaliste saoudien disparu, qui aurait été assassiné par le Royaume.

Donald Trump, ici avec le prince Bin Salmane, a renforcé les liens entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.

Donald Trump, ici avec le prince Bin Salmane, a renforcé les liens entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.

AFP/Nicholas Kamm

Le président américain Donald Trump a nié mercredi chercher à défendre ses alliés saoudiens dans l'affaire Jamal Khashoggi. «Je ne couvre pas du tout les Saoudiens, a assuré M. Trump, à des journalistes à la Maison-Blanche. Je veux juste savoir ce qui se passe». Il dit s'attendre à ce que la vérité éclate «d'ici à la fin de la semaine», alors que sont publiés dans la presse des détails effroyables sur le possible assassinat.

Un prochain indice de la position américaine devrait venir de la décision du secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, qui a promis de décider jeudi, «sur la base du rapport du secrétaire d'État, Mike Pompeo» de retour d'Arabie saoudite, s'il se rend ou non à une conférence économique organisée à Riyad et boycottée par un nombre croissant de personnalités. Signe de la complexité du dossier pour les Américains, Donald Trump, dont le mandat a été jusqu'ici marqué par un resserrement des relations avec la monarchie saoudienne, a souligné les énormes intérêts stratégiques qui lient les États-Unis à l'Arabie saoudite.

Il a déclaré que Washington avait besoin du royaume sunnite dans la lutte contre le terrorisme et contre l'Iran chiite. «Les Saoudiens sont d'excellents partenaires» sur beaucoup de sujets, a renchéri Mike Pompeo. À cet égard, des sénateurs démocrates ont réclamé que le président Trump rende publics ses éventuels liens financiers avec le géant pétrolier, s'inquiétant d'éventuels «conflits d'intérêts». Sous une pression croissante, les autorités saoudiennes nient avoir connaissance du sort de Jamal Khashoggi, qui s'est installé aux États-Unis en 2017 après être tombé en disgrâce à la cour. De nouvelles informations de presse accréditent la thèse d'un assassinat du journaliste au consulat saoudien d'Istanbul, où sa trace s'est officiellement perdue le 2 octobre.

(L'essentiel/afp)

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