Encore Donald – Trump fustige les médias «écoeurants et corrompus»
Publié

Encore DonaldTrump fustige les médias «écœurants et corrompus»

Le candidat républicain a ciblé le New York Times pour la couverture de sa campagne.

Donald Trump lors de son meeting politique à Fairfield, dans le Connecticut, le 13 août 2016.

Donald Trump lors de son meeting politique à Fairfield, dans le Connecticut, le 13 août 2016.

C'est un article dimanche du quotidien américain dépeignant l'équipe de Donald Trump en plein doute sur sa stratégie et sur son comportement qui a mis en rage le bouillonnant milliardaire.

«Le @nytimes, en échec, cite des sources anonymes et parle de réunions qui n'ont jamais eu lieu. Leur reportage est de la fiction. Les médias protègent Hillary» Clinton, sa concurrente démocrate pour la présidence américaine, a tweeté Donald Trump dimanche dans une série de messages rageurs (voir ci-dessous).

Il a accusé des «médias écœurants et corrompus» de ne pas le suivre «honnêtement», faisant référence au dossier paru ce dimanche dans le New York Times. Si c'était le cas, «je battrais Hillary par 20%» de plus de voix pour le scrutin du 8 novembre, a martelé Donald Trump.

L'homme d'affaires n'en est pas à sa première attaque contre le New York Times, qu'il qualifie régulièrement de journal «en échec», en allusion à ses difficultés financières et managériales. Il accuse également les médias de pencher en faveur d'«Hillary-la-crapule».

D'après la presse américaine, Donald Trump, en meeting dans le Connecticut samedi soir, a enjoint le «journal d'aller en enfer» devant une foule ravie.

Il faut dire que le candidat républicain est en pleine phase de doute et qu'il ne s'en cache pas. Il a même lâché jeudi dernier qu'il prendrait «de longues, bonnes vacances» en cas de défaite le 8 novembre. Son entourage ne sait pas vraiment comment adapter le modèle Trump pour remporter le scrutin présidentiel.

En danger dans les états-clés

Non seulement l'homme d'affaires chute dans les sondages nationaux (48% contre 40% selon HuffPost Pollster), mais il est en danger dans des états-clés qui ont souvent permis aux républicains de sceller leur victoire.

Son directeur de campagne Paul Manafort a rejeté dimanche les «attaques» de la presse.

«Contrairement à votre reportage et contrairement à l'histoire avec sources anonymes du New York Times, la campagne va de l'avant et est très solide», a-t-il tonné sur CNN, accusant aussi implicitement la télévision, qui a massivement suivi l'ascension de Donald Trump, de couverture biaisée en faveur de Mme Clinton.

(L'essentiel/nxp/afp)

Ton opinion